{"id":6764,"date":"2019-04-17T21:08:00","date_gmt":"2019-04-17T21:08:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=6764"},"modified":"2019-04-19T12:47:02","modified_gmt":"2019-04-19T12:47:02","slug":"reims-1914-paris-2019-gaultier-roux-maitre-de-conferences-a-luniversite-fudan-de-shanghai-nous-invite-a-mediter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=6764","title":{"rendered":"La cath\u00e9drale de Reims en 1914 &#8211; La cath\u00e9drale Notre Dame de Paris en 2019 &#8211; Gaultier Roux, Ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 Fudan de Shanghai nous invite \u00e0 m\u00e9diter&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Shanghai, le 16 avril 2019.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>I<span style=\"color: #000000;\">l y a cent quatre ans, presque cent cinq, Pierre Loti p\u00e9n\u00e9trait dans la cath\u00e9drale de Reims ravag\u00e9e, tout comme la ville qui l\u2019entoure, par les obus allemands. Il en rapportait ce r\u00e9cit, \u00ab\u00a0La Basilique fant\u00f4me\u00a0\u00bb qui, dat\u00e9 d\u2019octobre 1914, parut dans <\/span><\/em><span style=\"color: #000000;\">L\u2019Illustration<em> le 18 septembre 1915, et fut ensuite repris dans <\/em>La Hy\u00e8ne enrag\u00e9e<em> (p. 45-58).<\/em><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_6760\" style=\"width: 593px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Cath\u00e9drale-de-Rennes-par-Fraipont.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-6760\" class=\"wp-image-6760 size-full\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Cath\u00e9drale-de-Rennes-par-Fraipont.jpg\" alt=\"Cath\u00e9drale de Rennes par Fraipont\" width=\"583\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Cath\u00e9drale-de-Rennes-par-Fraipont.jpg 583w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Cath\u00e9drale-de-Rennes-par-Fraipont-218x300.jpg 218w\" sizes=\"auto, (max-width: 583px) 100vw, 583px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-6760\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000000;\">Repr\u00e9sentation de la Cath\u00e9drale de Reims, toile peinte qui serait une copie inspir\u00e9e par la version de Fraipont parue dans L&rsquo;Illustration <\/span><\/p><\/div>\n<h6 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\">source clich\u00e9 :<\/span>\u00a0<span style=\"color: #000080;\"><a href=\"http:\/\/amicarte51.blogspot.com\/2014\/09\/\"><span style=\"color: #000080;\">http:\/\/amicarte51.blogspot.com\/2014\/09\/<\/span><\/a><\/span><\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Logo-Amicarte51.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-6761 size-medium\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Logo-Amicarte51-300x33.png\" alt=\"Logo Amicarte51\" width=\"300\" height=\"33\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Logo-Amicarte51-300x33.png 300w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Logo-Amicarte51-1024x113.png 1024w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/Logo-Amicarte51.png 1078w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Comment ne pas se souvenir aujourd\u2019hui de ce texte, alors que Notre-Dame de Paris, dans des circonstances certes bien diff\u00e9rentes, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 la victime du feu\u00a0? <span style=\"color: #ff0000;\"><strong>Je vous livre ici<\/strong> <strong>quelques extraits de ce reportage de Pierre Loti,<\/strong><\/span> <strong>assez longs pour n\u2019omettre ni la <span style=\"text-decoration: underline;\">comparaison de la cath\u00e9drale de Reims avec celle de Paris,<\/span> ni les circonstances bien particuli\u00e8res de cette destruction majeure, et d\u00e9j\u00e0 combien symbolique\u00a0:<\/strong><\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">[\u2026]<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Maintenant le quartier se fait d\u00e9sert ; des maisons ferm\u00e9es, du silence comme pour un deuil. Et, au bout d&rsquo;une rue, les grandes portes grises apparaissent, les hautes ogives merveilleusement cisel\u00e9es et les hautes tours. Pas un bruit et pas une \u00e2me vivante, sur la place o\u00f9 tr\u00f4ne encore la basilique-fant\u00f4me, et un vent glac\u00e9 y souffle, sous un ciel opaque.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Elle tient encore sa place comme par miracle, la basilique de Reims, mais tellement cribl\u00e9e et d\u00e9chir\u00e9e qu&rsquo;on la devine pr\u00eate \u00e0 s&rsquo;effondrer \u00e0 la moindre secousse\u00a0; elle donne l&rsquo;impression d&rsquo;une grande momie encore droite et majestueuse, mais qu&rsquo;un rien ferait tomber en cendres. Le sol est jonch\u00e9 de ses d\u00e9bris pr\u00e9cieux. On l&rsquo;a entour\u00e9e en h\u00e2te d&rsquo;une solide barri\u00e8re de bois blanc, en dedans de laquelle sa sainte poussi\u00e8re a form\u00e9 des monceaux\u00a0: fragments de rosace, cassons de vitrail, t\u00eates d&rsquo;anges, mains jointes de saints ou de saintes&#8230; Du haut en bas de la tour de gauche, la pierre calcin\u00e9e a pris une \u00e9trange couleur de chair cuite, et les saints personnages, toujours debout en rang sur les corniches, ont \u00e9t\u00e9 comme d\u00e9cortiqu\u00e9s par le feu\u00a0; ils n&rsquo;ont plus ni visages ni doigts, et, avec leur forme humaine qui cependant persiste, ils ressemblent \u00e0 des morts, align\u00e9s \u00e0 la file, dont les contours ne s&rsquo;indiqueraient plus que mollement sous des esp\u00e8ces de suaires rouge\u00e2tres.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Nous faisons le tour de la place sans rencontrer personne, et la barri\u00e8re qui isole le fragile et encore admirable fant\u00f4me est partout solidement ferm\u00e9e. Quant au vieux palais attenant \u00e0 la basilique, le palais \u00e9piscopal o\u00f9 venaient se reposer les rois de France le jour du sacre, il n&rsquo;est plus qu&rsquo;une ruine sans fen\u00eatres ni toiture, partout l\u00e9ch\u00e9e et noircie par la flamme.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Quel joyau sans pareil elle \u00e9tait, cette \u00e9glise, plus belle encore que Notre-Dame de Paris, plus ajour\u00e9e et plus l\u00e9g\u00e8re, plus \u00e9lanc\u00e9e aussi avec ses colonnes comme de longs roseaux, \u00e9tonnantes d&rsquo;\u00eatre si fr\u00eales et de pouvoir tenir; merveille de notre art religieux de France, chef d&rsquo;\u0153uvre que la foi de nos anc\u00eatres avait fait \u00e9clore l\u00e0 dans sa puret\u00e9 mystique, avant que nous fussent venues d&rsquo;Italie, pour tout mat\u00e9rialiser et tout g\u00e2ter, les lourdeurs sensuelles de ce que l&rsquo;on est convenu d&rsquo;appeler la Renaissance&#8230; Oh! la grossi\u00e8re et l\u00e2che et imb\u00e9cile brutalit\u00e9 de ces paquets de ferraille, lanc\u00e9s \u00e0 toute vol\u00e9e contre des dentelles si d\u00e9licates, qui depuis des si\u00e8cles s&rsquo;\u00e9levaient en confiance dans l&rsquo;air, et que tant de batailles, d&rsquo;invasions, de tourmentes n&rsquo;avaient jamais os\u00e9 atteindre!&#8230;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">[\u2026]<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En rentrant, le pr\u00e9lat me donne gracieusement un guide qui a les clefs de la barri\u00e8re, et je p\u00e9n\u00e8tre enfin dans les ruines de la basilique, dans la nef d\u00e9nud\u00e9e, qui para\u00eet ainsi plus haute encore et plus immense. Il y fait froid, et il y fait lugubre \u00e0 pleurer. Ce froid inattendu, ce froid, bien plus \u00e2pre que celui de l&rsquo;ext\u00e9rieur, est peut-\u00eatre ce qui d\u00e8s l&rsquo;abord vous saisit et vous d\u00e9route ; au lieu de cette senteur un peu lourde qui d&rsquo;ordinaire tra\u00eene dans les vieilles basiliques \u2014 fum\u00e9es de tant d&rsquo;encens qu&rsquo;on y a br\u00fbl\u00e9, \u00e9manations de tant de cercueils qu&rsquo;on y a b\u00e9nis, de tant de g\u00e9n\u00e9rations humaines qui s&rsquo;y sont press\u00e9es pour l&rsquo;angoisse et la pri\u00e8re, &#8211; au lieu de cela, un vent humide et glac\u00e9, qui entre en bruissant par toutes les l\u00e9zardes des murailles, par toutes les brisures des vitraux et les trous des vo\u00fbtes. Ces vo\u00fbtes, l\u00e0-haut, de place en place crev\u00e9es par la mitraille, les yeux tout de suite se l\u00e8vent d&rsquo;instinct pour les regarder, les yeux sont comme entra\u00een\u00e9s vers elles par le jaillissement de toutes ces colonnes, aussi minces que des joncs, qui s&rsquo;\u00e9lancent en gerbes pour les soutenir ; elles ont des courbes fuyantes, ces vo\u00fbtes, des courbes d&rsquo;une gr\u00e2ce exquise qui semblent avoir \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9es pour ne pas rompre la mont\u00e9e des pri\u00e8res, pour ne pas faire retomber les regards en qu\u00eate du ciel. On ne se lasse plus de pencher le front en arri\u00e8re pour les voir, les vo\u00fbtes sacr\u00e9es qui vont s&rsquo;an\u00e9antir ; et puis il y a l\u00e0-haut aussi, tout l\u00e0-haut, les longues s\u00e9ries d&rsquo;ogives presque a\u00e9riennes sur quoi elles s&rsquo;appuient, des ogives ind\u00e9finiment pareilles d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de la nef, et qui, malgr\u00e9 leurs d\u00e9coupures compliqu\u00e9es, sont reposantes \u00e0 suivre, dans leur fuite en perspective, tant elles ont d&rsquo;harmonie. Ces immenses plafonds de pierre, en apparence si l\u00e9gers et de plus si lointains, n&rsquo;oppressent ni n\u2019enferment\u00a0; vraiment on les dirait affranchis de toute pesanteur et \u00e0 peine mat\u00e9riels.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Du reste, mieux vaut s&rsquo;avancer l\u00e0-dessous t\u00eate lev\u00e9e et ne pas trop contr\u00f4ler sur quoi l&rsquo;on marche, car ce pavage, un peu tristement sonore, vient d&rsquo;\u00eatre souill\u00e9 et noirci par des carbonisations de chair humaine. On sait que, le jour de l&rsquo;incendie, l&rsquo;\u00e9glise \u00e9tait pleine de bless\u00e9s allemands, \u00e9tendus sur des couches de paille qui prirent feu, et cela devint une sc\u00e8ne d&rsquo;horreur digne d&rsquo;un r\u00eave du Dante\u00a0; tous ces \u00eatres, dont les plaies vives cuisaient \u00e0 la flamme, se tra\u00eenaient en hurlant, sur des moignons rouges, pour essayer de gagner les portes trop \u00e9troites. On sait aussi l&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme de ces brancardiers, pr\u00eatres et religieuses, risquant leur vie au milieu des bombes pour essayer de sauver ces malheureuses brutes que leurs propres fr\u00e8res allemands n&rsquo;avaient m\u00eame pas song\u00e9 \u00e0 \u00e9pargner ; ils ne parvinrent cependant pas \u00e0 les sauver tous, il en resta, qui achev\u00e8rent de br\u00fbler dans la nef, laissant d&rsquo;immondes caillots sur les saintes dalles o\u00f9 jadis des cort\u00e8ges de rois et de reines avaient tra\u00een\u00e9 lentement leurs manteaux d&rsquo;hermine, au son des grandes orgues et du plain-chant&#8230;<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">[\u2026]<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Silence aujourd&rsquo;hui dans cette basilique, comme sur la place d\u00e9serte alentour\u00a0; silence de mort entre ces murs qui avaient si longtemps vibr\u00e9 de la voix des orgues et des vieux chants rituels de France. Le vent froid est seul \u00e0 y faire un semblant de musique, ce matin de dimanche, et, lorsque par instants il souffle plus fort, on entend aussi comme la chute de perles tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8res : c&rsquo;est ce qui restait encore en place des beaux vitraux du Treizi\u00e8me, qui ach\u00e8ve de s&rsquo;effriter sans recoure. Tout un cycle magnifique de notre histoire, qui semblait continuer de vivre dans ce sanctuaire, d&rsquo;une vie presque terrestre bien qu&rsquo;immat\u00e9rielle, vient d&rsquo;\u00eatre soudain plong\u00e9 plus au fond de l&rsquo;ab\u00eeme des choses r\u00e9volues dont le souvenir m\u00eame s&rsquo;abolira bient\u00f4t. La Grande Barbarie a pass\u00e9 par l\u00e0, la barbarie moderne d&rsquo;outre-Rhin, mille fois pire que l&rsquo;ancienne, parce qu&rsquo;elle est b\u00eatement et outrageusement satisfaite d&rsquo;elle-m\u00eame, et par cons\u00e9quent fonci\u00e8re, incurable, d\u00e9finitive, \u2014 destin\u00e9e, si on ne l&rsquo;\u00e9crase, \u00e0 jeter sur le monde une sinistre nuit d&rsquo;\u00e9clips\u00e9&#8230; Vraiment cette Jeanne d&rsquo;Arc, dans le ch\u0153ur, est \u00e9trange d&rsquo;\u00eatre rest\u00e9e debout, si calme, intacte, immacul\u00e9e au milieu du d\u00e9sarroi, n&rsquo;ayant m\u00eame pas sur sa robe la moindre \u00e9gratignure.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>La cath\u00e9drale de Reims fut surnomm\u00e9e, d\u00e8s 1914, la \u00ab\u00a0cath\u00e9drale martyre\u00a0\u00bb\u00a0: le 19 septembre, vingt-cinq obus la frappaient, entra\u00eenant l\u2019incendie d\u2019un \u00e9chafaudage plac\u00e9 contre la tour Nord, incendie qui se propagea aux bottes de pailles dispos\u00e9es dans une nef transform\u00e9e en h\u00f4pital. Quelques bless\u00e9s, des prisonniers de guerre allemands, p\u00e9rissent par le feu, ainsi que l\u2019indique Loti, qui en exag\u00e8re probablement le nombre pour appuyer sa rh\u00e9torique patriotique. L\u2019incendie fait \u00e9clater statues et vitraux, la charpente prend feu, et le feu se r\u00e9pand, par le plomb fondu du toit projet\u00e9 par les gargouilles, au palais du Tau. \u00c0 l\u2019issue du conflit, on d\u00e9nombrera 288 impacts d\u2019obus sur le monument. <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Je vous invite, si vous le souhaitez, \u00e0 une lecture int\u00e9grale de ce texte en cliquant sur :\u00a0<a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/LOTI-Pierre-La-Hy\u00e8ne-enrag\u00e9e.pdf\"><strong><span style=\"color: #000080;\">LOTI, Pierre, La Hy\u00e8ne<\/span><\/strong> <span style=\"color: #000080;\"><strong>enrag\u00e9e<\/strong><\/span><\/a>\u00a0. Les textes de guerre de Pierre Loti, tout comme les textes qu\u2019il \u00e9crivit dans l\u2019imm\u00e9diate apr\u00e8s-guerre posent, \u00e0 un si\u00e8cle de distance, un certain nombre de probl\u00e8mes de r\u00e9ception et d\u2019interpr\u00e9tation, mais je ne pense pas qu\u2019il faille les occulter pour autant, tant ils sont significatifs dans le ph\u00e9nom\u00e8ne de cl\u00f4ture progressive par Loti de son \u0153uvre \u2013 qui serait peut-\u00eatre m\u00eame, en un sens, un refus, au soir de sa vie, de toute litt\u00e9rature, devenue aussi vaine que superflue.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Bonne lecture \u00e0 vous, bonne m\u00e9ditation.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>Gaultier Roux<\/em><\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_4942\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Gaultier-ROUX-\u00e0-G-et-Alain-QUELLA-VILLEGER-Shangha\u00ef-avril-2018-e1527106826159.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-4942\" class=\"wp-image-4942 size-medium\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Gaultier-ROUX-\u00e0-G-et-Alain-QUELLA-VILLEGER-Shangha\u00ef-avril-2018-e1527106826159-300x225.jpg\" alt=\"Gaultier ROUX \u00e0 G et Alain QUELLA-VILLEGER-Shangha\u00ef avril 2018\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Gaultier-ROUX-\u00e0-G-et-Alain-QUELLA-VILLEGER-Shangha\u00ef-avril-2018-e1527106826159-300x225.jpg 300w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Gaultier-ROUX-\u00e0-G-et-Alain-QUELLA-VILLEGER-Shangha\u00ef-avril-2018-e1527106826159-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-4942\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000000;\">A droite, Gaultier Roux, Docteur \u00e8s Lettres, Ma\u00eetre de conf\u00e9rences et \u00e0 gauche Alain Quella Vill\u00e9ger sp\u00e9cialiste de Loti. Shanghai avril 2018.<\/span><\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Shanghai, le 16 avril 2019. Il y a cent quatre ans, presque cent cinq, Pierre Loti p\u00e9n\u00e9trait dans la cath\u00e9drale de Reims ravag\u00e9e, tout comme la ville qui l\u2019entoure, par les obus allemands. 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