{"id":4457,"date":"2018-03-01T20:42:31","date_gmt":"2018-03-01T20:42:31","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=4457"},"modified":"2018-03-22T00:32:09","modified_gmt":"2018-03-22T00:32:09","slug":"jean-philippe-clarac-et-olivier-deloeuil-butterfly-un-nouvel-objet-musical-creatif","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=4457","title":{"rendered":"Jean-Philippe Clarac et Olivier Del\u0153uil : Butterfly, un nouvel Objet musical cr\u00e9atif"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/clarac-olivierdeloeuil-2-philip-littell-678x1024.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-4460 size-medium\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/clarac-olivierdeloeuil-2-philip-littell-678x1024-298x300.jpg\" alt=\"clarac-olivierdeloeuil-2-philip-littell-678x1024\" width=\"298\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/clarac-olivierdeloeuil-2-philip-littell-678x1024-298x300.jpg 298w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/clarac-olivierdeloeuil-2-philip-littell-678x1024-150x150.jpg 150w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/clarac-olivierdeloeuil-2-philip-littell-678x1024.jpg 460w\" sizes=\"auto, (max-width: 298px) 100vw, 298px\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Par <span style=\"color: #0000ff;\"><a href=\"https:\/\/www.forumopera.com\/auteurs\/laurent-bury\"><span style=\"color: #0000ff;\">Laurent Bury<\/span><\/a> <\/span>| lundi 26 F\u00e9vrier 2018 |<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><a href=\"https:\/\/www.forumopera.com\/categorie-dactualites\/interview\"><span style=\"color: #0000ff;\">Interview<\/span><\/a> <\/span><strong>Jean-Philippe Clarac et Olivier Del\u0153uil ne se contentent pas de mettre en sc\u00e8ne des op\u00e9ras en tandem, ils forment toute une \u00e9quipe r\u00e9unie sous l&rsquo;appellation de\u00a0\u00ab Clarac-Del\u0153uil-Le Lab\u00a0\u00bb. <span style=\"color: #800080;\">A l&rsquo;Op\u00e9ra de Limoges, ils proposent \u00e0 partir du 7 mars <em>Butterfly<\/em>, un nouvel\u00a0\u00ab Objet musical cr\u00e9atif \u00bb suscit\u00e9 par le chef-d&rsquo;\u0153uvre de Puccini.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Comment est n\u00e9 ce projet autour de <em>Madame Butterfly<\/em>\u00a0? <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au tout d\u00e9part, il y a maintenant presque trois ans, la demande est venue d\u2019Alain Mercier, le directeur de l\u2019Op\u00e9ra de Limoges. Il connaissait notre travail, il avait vu plusieurs de nos spectacles. Il nous a propos\u00e9 de travailler \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Limoges sur la notion d\u2019\u00ab objet musical cr\u00e9atif\u00a0\u00bb (c\u2019est lui qui a invent\u00e9 le terme), avec une recherche sur trois formes\u00a0: le concert symphonique mis en sc\u00e8ne, la musique de chambre mise en sc\u00e8ne, et un grand titre du r\u00e9pertoire lyrique trait\u00e9 de mani\u00e8re vraiment diff\u00e9rente de ce qui se fait ordinairement. Il a m\u00eame sugg\u00e9r\u00e9 les titres\u00a0: le <em>Peer Gynt <\/em>que nous avons fait l\u2019an dernier, le Schubert r\u00e9orchestr\u00e9 par Cavanna qui a donn\u00e9 le spectacle \u00ab\u00a0Schubert Box\u00a0\u00bb, et <em>Madame Butterfly<\/em>, l&rsquo;op\u00e9ra de Puccini \u00e9tant un des grands rep\u00e8res de la culture lyrique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Faut-il s\u2019attendre \u00e0 une transposition qui vous permette d\u2019\u00e9viter l\u2019incontournable japonaiserie\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Un objet musical cr\u00e9atif ne se limite pas \u00e0 une transposition. C\u2019est ce que nous avons fait \u00e0 Bruxelles pour <em>Mitridate<\/em>, que nous avions transpos\u00e9 lors d\u2019un sommet de l\u2019Union europ\u00e9enne de nos jours. Depuis les ann\u00e9es 1990, la transposition contemporaine est devenue monnaie courante. Pour <em>Butterfly<\/em>, nous avons cherch\u00e9 autre chose. Comme pour chaque commande,\u00a0nous avons \u00e9t\u00e9 abreuv\u00e9s de documents par notre dramaturge, Luc Bourrousse, et tr\u00e8s vite nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 l\u2019id\u00e9e qu\u2019il ne fallait pas perdre de vue la fascination de l\u2019Occident pour ce Japon qu\u2019on ne conna\u00eet pas, qu\u2019on ne comprend pas. Nous nous appuyons donc sur la notion d\u2019imaginaire de remplacement avanc\u00e9e par Pierre Nora\u00a0: comment le clich\u00e9 exotique peut perdurer dans l\u2019objet musical cr\u00e9atif aujourd\u2019hui. Le Japon d\u2019aujourd\u2019hui peut toujours \u00eatre un support d\u2019exotisme, de fantasmes dangereux pour une jeune fille d\u00e9sorient\u00e9e, perturb\u00e9e, qui ne se satisfait pas de son environnement imm\u00e9diat.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Concr\u00e8tement, comment cela se traduit-il dans votre mise en sc\u00e8ne\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de suivre l\u2019histoire de Cio-Cio-San \u00e0 travers les yeux d\u2019une jeune Occidentale qui trouve dans le Japon et dans cet op\u00e9ra un imaginaire de remplacement. Elle est malade du m\u00eame syndrome japonais que l\u2019ont \u00e9t\u00e9 tour \u00e0 tour <strong><span style=\"color: #ff0000;\">Pierre Loti<\/span><\/strong>, John Luther Long, David Belasco, et finalement Puccini. Dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les gens \u00ab\u00a0branch\u00e9s\u00a0\u00bb se faisaient faire un kimono, avaient un salon japonais, fumaient de l\u2019opium, achetaient des estampes, mais sans conna\u00eetre grand-chose au Japon. De nos jours, il existe en Occident ces jeunes filles <em>kawaii<\/em>, qui se d\u00e9guisent, qui font du <em>cosplay<\/em>, qui fantasment sur des personnages dont elles ne connaissent absolument rien\u00a0: elles sont victimes du m\u00eame f\u00e9tichisme que l\u2019ont \u00e9t\u00e9 <strong><span style=\"color: #ff0000;\">Loti<\/span><\/strong> et les autres un si\u00e8cle avant. Tout se passera dans une sorte de bo\u00eete suspendue. Au premier acte, c\u2019est une maison de th\u00e9 japonaise arch\u00e9typale, o\u00f9 l\u2019on suit tout l\u2019acte I de <em>Madame Butterfly<\/em>, en costume japonais 1900, mais cette bo\u00eete est ins\u00e9r\u00e9e au milieu d\u2019une vaste projection vid\u00e9o suit le quotidien d\u2019une jeune fille qui vit \u00e0 Limoges, qui travaille dans un restaurant japonais, et qui a un coup de foudre pour un jeune marin qui l\u2019abandonne apr\u00e8s une nuit ensemble. Dans la deuxi\u00e8me partie, la maison de th\u00e9 devient le studio de la jeune Limougeaude, et tout autour, ce sont des images du Japon.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Musicalement, le spectacle s\u2019intitule \u00ab\u00a0Butterfly\u00a0\u00bb\u00a0: la partition a-t-elle \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Il s\u2019agit majoritairement de la version de 1907, mais nous avons beaucoup parl\u00e9 avec le chef, Robert Tuohy\u00a0: il y aura un seul entracte, \u00e0 la fin du premier acte, apr\u00e8s quoi on encha\u00eene le II et le III sans interruption, sans l\u2019intermezzo p\u00e9taradant que Puccini a compos\u00e9 pour la deuxi\u00e8me version. Ce sera donc un mix entre 1904 et 1907. A certains moments, nous avons souhait\u00e9 revenir au livret de 1904\u00a0: la musique est la m\u00eame, mais le texte est beaucoup plus cruel sur l\u2019incommunication entre Orient et Occident. En 1904, la dimension financi\u00e8re de la transaction entre Butterfly et Pinkerton est plus soulign\u00e9e. Notre jeune fille de Limoges vient d\u2019un milieu d\u00e9favoris\u00e9, elle peut s\u2019identifier \u00e0 cette Japonaise achet\u00e9e par un prince charmant. Pour sortir d\u2019un quotidien pas tr\u00e8s enthousiasmant, la petite employ\u00e9e d\u00e9couvre la culture japonaise et s\u2019invente un destin. Elle se dit\u00a0: \u00ab\u00a0Cio-Cio-San, c\u2019est moi, ma vie c\u2019est la sienne, je vais mourir comme elle et \u00e7a n\u2019est pas grave\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Vous avez donc trouv\u00e9 une interpr\u00e8te cr\u00e9dible \u00e0 la fois en jeune Limougeaude d\u2019aujourd\u2019hui et en Butterfly de 1904\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Vous verrez Camille Schnoor dans la bo\u00eete japonaise, tr\u00e8s geisha, avec les trois couches de kimono, la perruque, le fard blanc&#8230; Les costumes japonais seront en tissu uni, sans imprim\u00e9s, mais nous avons repris les couleurs de la cr\u00e9ation. Et la jeune Occidentale d\u2019aujourd\u2019hui porte blouson Hello Kitty, jupe pliss\u00e9e d\u2019\u00e9coli\u00e8re, tout ce qu\u2019elle croit \u00eatre la tenue d\u2019une japonaise, mais c\u2019est aussi grotesque que quand une bourgeoise parisienne se faisait faire un kimono en 1900. L\u2019exotisme lui offre une \u00e9chappatoire face \u00e0 l\u2019insatisfaction. C\u2019est \u00e0 \u00e7a que sert l\u2019op\u00e9ra, qui est plus grand que la vie. En ce qui nous concerne, nous n\u2019avons aucune envie de vivre la vie d\u2019un personnage d\u2019op\u00e9ra, qui souvent se termine tr\u00e8s mal, mais pendant trois heures, l\u2019op\u00e9ra \u2013 bien davantage que le th\u00e9\u00e2tre parl\u00e9 \u2013 propose une vie plus grande que la vie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Si Limoges vous a propos\u00e9 le projet \u00ab\u00a0Butterfly\u00a0\u00bb, c\u2019est sans doute parce que vous avez le go\u00fbt du d\u00e9fi. <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Notre carri\u00e8re a commenc\u00e9 aux Etats-Unis, \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra fran\u00e7ais de New York, qui a \u00e9t\u00e9 la grande chance de notre vie. Yves Abel, chef d\u2019origine fran\u00e7aise, nous a invit\u00e9s pour une production, puis nous a confi\u00e9 la direction artistique de la compagnie pour deux contrats de trois ans. Nous y avons fait de la mise en sc\u00e8ne d\u2019op\u00e9ra au sens classique, mais nous proposions aussi des petites formes alternatives. De retour en France, quand nous avons cr\u00e9\u00e9 notre compagnie, nous avons souhait\u00e9 continuer \u00e0 pratiquer ces formes hybrides. L\u2019op\u00e9ra au sens traditionnel est toujours pluridisciplinaire, mais ce qui nous int\u00e9resse, c\u2019est la dimension th\u00e9\u00e2trale de la musique classique. Au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, nous aurions \u00e9t\u00e9 fans de Berlioz, de son id\u00e9e de musique programmatique. Nous aimons le rituel du concert stricto sensu, l\u2019orchestre \u00e0 plat, le chef en frac, mais justement, de temps en temps nous voulons aller au-del\u00e0. Et nous n\u2019avons surtout pas la pr\u00e9tention de dire que tout le r\u00e9pertoire doive \u00eatre pass\u00e9 \u00e0 la moulinette. Il faut choisir avec discernement, mais pour certaines \u0153uvres il est int\u00e9ressant de travailler la dimension th\u00e9\u00e2trale et dramatique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Vos deux noms sont mis en exergue dans l\u2019appellation \u00ab\u00a0Clarac-Del\u0153uil-le Lab\u00a0\u00bb, mais combien \u00eates-vous r\u00e9ellement\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le Lab se compose d\u2019une dizaine de personnes, qui interviennent ou non selon l\u2019envergure du spectacle. Il y a un dramaturge\u00a0; un graphiste, qui invente des visuels, des logos\u00a0; nous avons quelqu\u2019un qui\u00a0collabore \u00e0 la sc\u00e9nographie et aux lumi\u00e8res, Christophe Pitoiset\u00a0; un vid\u00e9aste\u00a0; une collaboratrice artistique qui est une ancienne danseuse de chez Anne Teresa de Keersmaeker, qui nous aide pour tout ce qui est caract\u00e9risation des mouvements. En fait, nos deux noms sont en haut de l\u2019affiche, mais nos spectacles sont le travail de toute une \u00e9quipe, et nous nous nourrissons des apports de chacun. Evidemment, quand il y a une d\u00e9cision \u00e0 prendre, elle nous revient, mais nous \u00e9coutons beaucoup ces diff\u00e9rentes personnes dont je pense qu\u2019elles font avec nous l\u2019identit\u00e9 du Lab.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Entre Jean-Philippe Clarac et Olivier Del\u0153uil, y a-t-il une division nette des t\u00e2ches\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Honn\u00eatement, non. Nous nous connaissons depuis trente ans. Quand nous sommes entr\u00e9s \u00e0 Sciences Po, nous avions 17 et 18 ans. Nous n\u2019avons jamais travaill\u00e9 s\u00e9par\u00e9ment, et nous n\u2019en avons jamais eu le d\u00e9sir. Comme dit Proust, l\u2019adolescence est le seul temps o\u00f9 l&rsquo;on ait appris quelque chose. Pour tous les deux, c\u2019est \u00e0 cet \u00e2ge que tout s\u2019est jou\u00e9. Vers le milieu des ann\u00e9es 1990, il se passait vraiment des choses int\u00e9ressantes en termes de mise en sc\u00e8ne d\u2019op\u00e9ra. Nous avions la chance de pouvoir voyager, nous voyions beaucoup de choses et nous nous disions\u00a0: c\u2019est cela que nous voulons faire, tous les deux. Yves Abel fut le premier \u00e0 nous donner notre chance, et d\u00e8s le d\u00e9but, nous avons tout fait ensemble. Nous \u00e9crivons la mise en sc\u00e8ne \u00e0 deux, nous travaillons \u00e0 deux sur le plateau, sur la sc\u00e9nographie, lors des essayages costumes&#8230; Apr\u00e8s, comme dans toute \u00e9quipe, nous avons l\u2019un ou l\u2019autre plus ou moins d\u2019affinit\u00e9s avec telle ou telle personne. A chaque minute, l\u2019un ou l\u2019autre se met plus ou moins en avant, selon le moment. Cela impose une tr\u00e8s bonne pr\u00e9paration en amont (mais c\u2019est l\u2019avantage de l\u2019op\u00e9ra, o\u00f9 les commandes arrivent tr\u00e8s longtemps \u00e0 l\u2019avance, et o\u00f9 l\u2019on peut construire lentement un spectacle)\u00a0: si une question se pose, chacun doit pouvoir r\u00e9pondre en l\u2019absence de l\u2019autre. Et ce qui compte, c\u2019est l\u2019int\u00e9r\u00eat du projet, ce ne sont pas nos deux egos. \u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Maintenant que votre collaboration avec Limoges s\u2019ach\u00e8ve, vers quels horizons allez-vous vous tourner\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Cette <em>Butterfly <\/em>en mars \u00e0 Limoges est coproduite avec Rouen\u00a0: Lo\u00efc Lachenal, le nouveau directeur du Th\u00e9\u00e2tre des Arts, la reprend en septembre, avec la m\u00eame distribution (\u00e0 l\u2019exception du Sharpless qui n\u2019\u00e9tait pas libre). Ensuite, nous mettons en sc\u00e8ne <em>Serse<\/em> de Haendel \u00e0 Nuremberg. En janvier 2019, ce sera <em>Salom\u00e9<\/em> \u00e0 Wiesbaden, puis il y aura la reprise d\u2019une production mont\u00e9e avec la fondation Gulbenkian, les <em>Sept derni\u00e8res paroles du Christ<\/em> de Haydn, avec installation vid\u00e9o et collage de textes emprunt\u00e9s \u00e0 des sources spirituelles tr\u00e8s vari\u00e9es (Andr\u00e9 Wilms sera le narrateur). Et pour la saison 2019-2020, ce sera la trilogie Mozart Da Ponte \u00e0 La Monnaie.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Vous avez d\u00e9j\u00e0 commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur ce grand projet\u00a0?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Pour <em>Mitri\u200bdate<\/em>,nous avions remport\u00e9 l\u2019appel \u00e0 projets lanc\u00e9 par La Monnaie, et ce spectacle a \u00e9t\u00e9 un moment tr\u00e8s important pour nous, qui nous a valu beaucoup de propositions, notamment en Allemagne. Nous avons fait <em>Les Contes d\u2019Hoffmann<\/em> \u00e0 Fribourg. Et \u00e0 Bruxelles, Peter de Caluwe nous a propos\u00e9 la trilogie\u00a0: les trois op\u00e9ras seront donn\u00e9s dans le m\u00eame d\u00e9cor, et il y aura des correspondances d\u2019une \u0153uvre \u00e0 l\u2019autre, avec des airs \u00ab\u00a0partag\u00e9s\u00a0\u00bb entre les chanteurs. Bien s\u00fbr, il sera possible de voir s\u00e9par\u00e9ment chaque \u00e9l\u00e9ment de la trilogie, mais il y aura des sc\u00e8nes secondaires\u00a0qui prendront tout leur sens en relation avec les deux autres titres.\u00a0 Dans <em>Les Noces de Figaro<\/em>, par exemple, un air sera partag\u00e9 entre la Comtesse et une autre femme, dont on saura seulement plus tard qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019Elvira, autre femme d\u00e9laiss\u00e9e. Le principe dramaturgique\u00a0nous a \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9 par <em>La Vie mode d\u2019emploi<\/em>, de Perec, avec cet immeuble o\u00f9 des indices aident peu \u00e0 peu \u00e0 comprendre les liens entre tous les habitants, et la grande mise en ab\u00eeme du monsieur qui fait le puzzle !<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Il faudra prendre le train pour aller voir vos spectacles, \u00e0 moins qu\u2019on vous invite \u00e0 Paris pour une mise en sc\u00e8ne\u00a0? <\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">A ce jour, nous n\u2019avons re\u00e7u aucune proposition. Mais la vie n\u2019est pas finie, et tous les espoirs sont permis\u00a0!<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<span style=\"color: #000000;\">Propos recueillis le 9 f\u00e9vrier 2018<\/span><\/span><\/p>\n<h6><span style=\"color: #0000ff;\"><a href=\"https:\/\/www.forumopera.com\/actu\/jean-philippe-clarac-et-olivier-deloeuil-butterfly-un-nouvel-objet-musical-creatif\"><span style=\"color: #0000ff;\">https:\/\/www.forumopera.com\/actu\/jean-philippe-clarac-et-olivier-deloeuil-butterfly-un-nouvel-objet-musical-creatif<\/span><\/a><\/span><\/h6>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #ff6600;\"><span style=\"font-style: inherit; font-weight: inherit;\"><strong style=\"font-weight: bold; font-style: inherit;\"><em style=\"font-weight: inherit; font-style: italic;\">Cliquez sur \u00ab\u00a0articles pr\u00e9c\u00e9dents\u00a0\u00bb situ\u00e9s tout en bas\u00a0de\u00a0cette page pour consulter toutes les actualit\u00e9s<\/em><\/strong><\/span><\/span><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Laurent Bury | lundi 26 F\u00e9vrier 2018 | Interview Jean-Philippe Clarac et Olivier Del\u0153uil ne se contentent pas de mettre en sc\u00e8ne des op\u00e9ras en tandem, ils forment toute une \u00e9quipe r\u00e9unie sous l&rsquo;appellation de\u00a0\u00ab Clarac-Del\u0153uil-Le Lab\u00a0\u00bb. A l&rsquo;Op\u00e9ra de Limoges, ils proposent \u00e0 partir du 7 mars Butterfly, un nouvel\u00a0\u00ab Objet musical cr\u00e9atif [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,63],"tags":[85],"class_list":["post-4457","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actus","category-passes","tag-actualites-pierre-loti"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4457","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4457"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4457\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4467,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/4457\/revisions\/4467"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4457"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=4457"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=4457"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}