{"id":2701,"date":"2017-03-26T22:51:54","date_gmt":"2017-03-26T22:51:54","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=2701"},"modified":"2017-03-27T23:30:49","modified_gmt":"2017-03-27T23:30:49","slug":"pierre-loti-lenchanteur-desenchante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=2701","title":{"rendered":"PIERRE LOTI, L\u2019ENCHANTEUR D\u00c9SENCHANT\u00c9"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\">Yves NICOLAS<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\">Conf\u00e9rence du 8 mars 2017 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du temps libre de Sarlat, Dordogne<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0Julien Viaud, qui deviendra l\u2019un des \u00e9crivains les plus c\u00e9l\u00e8bres de son temps sous le pseudonyme litt\u00e9raire de Pierre Loti, naquit \u00e0 Rochefort-sur-mer le 14 janvier 1850. Dans sa famille, de religion protestante, l\u2019\u00e9l\u00e9ment f\u00e9minin dominait nettement\u00a0: deux hommes, son p\u00e8re, receveur municipal, et Gustave, son fr\u00e8re, son a\u00een\u00e9 de quatorze ans\u00a0; mais sept femmes\u00a0: sa m\u00e8re, des a\u00efeules, des tantes et sa grande s\u0153ur, Marie, de dix-neuf ans plus \u00e2g\u00e9e que lui. Tous admiraient et choyaient ce petit prodige, tr\u00e8s dou\u00e9 pour le dessin et la musique. Naturellement habit\u00e9 par une foi profonde, l\u2019enfant, \u00e0 six ans, d\u00e9cida d\u2019\u00eatre pasteur\u00a0; \u00e0 treize ans de se faire missionnaire.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Chirurgien de marine, Gustave partit en 1859 pour la Polyn\u00e9sie dont il revint en 1862, charg\u00e9 de pr\u00e9sents, pour un s\u00e9jour de six semaines dont Julien garda l\u2019empreinte pendant toute sa vie. Reparti pour l\u2019Indochine, dans l\u2019\u00eele de Poulo-Condor, \u00e0 l\u2019embouchure du M\u00e9kong, Gustave s\u2019\u00e9puisa en luttant contre des \u00e9pid\u00e9mies et r\u00e9primant des \u00e9meutes\u00a0; tardivement rapatri\u00e9, il mourut en mer en 1865, dans le golfe du Bengale. La foi de Julien en fut \u00e9branl\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En 1866, le p\u00e8re de famille, accus\u00e9 d\u2019avoir fait dispara\u00eetre des titres \u00e0 la mairie de Rochefort, fit l\u2019objet d\u2019un proc\u00e8s qui l\u2019innocenta, mais il perdit son emploi. D\u00e9j\u00e0 m\u00e9diocre en raison de divers revers de fortune, le mode de vie familial fut s\u00e9v\u00e8rement restreint.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En 1863, \u00e0 Bretenoux, dans le Lot, o\u00f9 il passa quatre \u00e9t\u00e9s chez un oncle, Julien avait d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00eatre marin en passant l\u2019\u00c9cole polytechnique. Pour \u00e9viter des d\u00e9penses \u00e0 sa famille, il pr\u00e9para directement l\u2019\u00c9cole navale o\u00f9 il fut admis en 1867, embarquant \u00e0 dix-sept ans sur le <em>Borda<\/em>, navire \u00e9cole d\u2019o\u00f9 il sortit en 1869 aspirant de seconde classe. Apr\u00e8s avoir navigu\u00e9 en Baltique pendant la guerre franco-allemande de 1870, il fut promu aspirant de premi\u00e8re classe et embarqua, via la Patagonie, pour Valparaiso d\u2019o\u00f9, \u00e0 bord de <em>La\u00a0Flore<\/em>, il partit pour un voyage qui marquera sa vie, d\u2019abord \u00e0 l\u2019\u00eele de P\u00e2ques, puis \u00e0 Tahiti o\u00f9 il d\u00e9couvrit Papeete que Gustave lui avait d\u00e9crit comme un lieu enchanteur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Sans qu\u2019il s\u2019en rende compte, ce fut pour Julien Viaud le d\u00e9part vers la gloire litt\u00e9raire. D\u00e8s le <em>Borda<\/em>, il tenait son journal intime, couvrant des carnets entiers de notes et de croquis. Pour aider sa famille, il avait pris en son nom des engagements financiers auxquels sa solde d\u2019aspirant ne suffirait pas. Afin de rembourser les dettes ainsi contract\u00e9es, il c\u00e9da \u00e0 divers p\u00e9riodiques, dont <em>L\u2019Illustration<\/em> et <em>Le\u00a0Monde\u00a0illustr\u00e9<\/em>, les nombreux dessins qu\u2019il avait r\u00e9alis\u00e9s pendant la courte escale \u00e0 l\u2019\u00eele de P\u00e2ques et le s\u00e9jour en Polyn\u00e9sie. Excellents et accompagn\u00e9s de l\u00e9gendes parfaitement r\u00e9dig\u00e9es, ces dessins furent bien accueillis par les \u00e9diteurs\u00a0; Julien Viaud est un pr\u00e9curseur dans le grand reportage international, \u00e0 la fois auteur des textes et leur illustrateur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Promu enseigne de vaisseau en juin 1873, il va rejoindre l\u2019aviso <em>P\u00e9trel<\/em>, navigant sur le fleuve S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 partir de Saint-Louis o\u00f9 notre h\u00e9ros eut un fils avec l\u2019\u00e9pouse d\u2019un haut fonctionnaire de la colonie. Sanctionn\u00e9, il regagna la France en 1874, moralement et physiquement tr\u00e8s affect\u00e9. Ayant, pour se remettre, suivi les cours de l\u2019\u00e9cole militaire de gymnastique de Joinville, il en sortit athl\u00e8te complet et, toute sa vie, entretint une forme physique hors du commun qui lui permit, lors d\u2019une permission, de se produire comme acrobate dans un cirque, plus tard d\u2019\u00eatre le seul Acad\u00e9micien capable de r\u00e9aliser un double saut p\u00e9rilleux arri\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Appel\u00e9 par son service en Turquie, \u00e0 Salonique et Constantinople, il y v\u00e9cut une ardente idylle interdite avec une jeune circassienne, Hakidj\u00e9, appel\u00e9e \u00e0 devenir l\u2019h\u00e9ro\u00efne de son premier livre, <em>Aziyad\u00e9<\/em> qui, publi\u00e9 sans nom d\u2019auteur en 1879, n\u2019eut qu\u2019un tr\u00e8s modeste succ\u00e8s. Mais notre nouvel \u00e9crivain, satisfait de ce r\u00e9sultat, fit para\u00eetre d\u00e8s l\u2019ann\u00e9e suivante, en\u00a01880, un nouveau roman, <em>Le \u00a0Mariage\u00a0de\u00a0Loti<\/em>, sign\u00e9 par \u00ab\u00a0l\u2019auteur d\u2019Aziyad\u00e9\u00a0\u00bb, racontant les idylles polyn\u00e9siennes de l\u2019auteur\u00a0: Rarahu, l\u2019h\u00e9ro\u00efne, regroupe les caract\u00e8res de plusieurs vahin\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Sur la couverture du <em>Roman d\u2019un Spahi<\/em>, publi\u00e9 en septembre 1881, le pseudonyme \u00ab\u00a0Pierre Loti\u00a0\u00bb apparut pour la premi\u00e8re fois. Le nom de Loti, celui d\u2019une sorte de laurier rose, avait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 \u00e0 Julien Viaud, lors de son s\u00e9jour \u00e0 Papeete par trois Tahitiennes <em>\u00ab\u00a0v\u00eatues de tuniques \u00e0 tra\u00eene de mousseline rose\u00a0\u00bb\u00a0<\/em>; il figurera sur tous les romans se succ\u00e9dant d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e\u00a0: <em>Fleurs d\u2019ennui<\/em> en 1882, <em>Mon fr\u00e8re Yves<\/em> en 1883, <em>P\u00eacheur d\u2019Islande<\/em> en 1886, <em>Madame Chrysanth\u00e8me<\/em> en 1887, <em>Matelot <\/em>en 1893, <em>Ramuntcho <\/em>en 1897, <em>Les D\u00e9senchant\u00e9es<\/em> en\u00a01906\u00a0; ainsi que sur les r\u00e9cits de voyage\u00a0: <em>Au\u00a0Maroc<\/em> en 1890, <em>Le d\u00e9sert, J\u00e9rusalem <\/em>et<em> La Galil\u00e9e <\/em>en 1895<em>, Vers\u00a0Ispahan <\/em>en 1904<em>, La mort de Philae <\/em>en\u00a01909<em>, Un p\u00e8lerin d\u2019Angkor <\/em>en 1912.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Dans <em>Le\u00a0Roman\u00a0d\u2019un\u00a0spahi<\/em>, Jean Peyral, le spahi, n\u2019est plus le masque derri\u00e8re lequel, comme dans <em>Aziyad\u00e9<\/em> et <em>Le\u00a0Mariage de Loti,<\/em> se cachait Julien Viaud. Publi\u00e9 en volume en novembre 1882, <em>Fleurs d\u2019ennui<\/em> regroupe quatre r\u00e9cits\u00a0: <em>Fleurs d\u2019ennui<\/em>, o\u00f9 est ench\u00e2ss\u00e9, le \u00ab\u00a0conte oriental\u00a0\u00bb <em>Les\u00a0Trois dames de la Kasbah<\/em>, <em>Pasquala Ivanovitch, Voyage de quatre officiers<\/em> et <em>Sule\u00efma<\/em>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Avec <em>Mon fr\u00e8re Yves<\/em>, le succ\u00e8s apporte gloire et richesse. Pierre Loti l\u2019utilisera pour, tout au long de sa vie, agrandir, transformer et meubler la maison familiale avec les objets rapport\u00e9s de ses voyages\u00a0: salles Renaissance, gothique, turque, chinoise, pagode japonaise, mosqu\u00e9e\u00a0; toutes inaugur\u00e9es par des f\u00eates somptueuses.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><em>P\u00eacheur\u00a0d\u2019Islande <\/em>fut un triomphe, le plus grand succ\u00e8s de Pierre Loti, son \u0153uvre phare, plus de 200\u00a0000\u00a0exemplaires vendus en quelques mois\u00a0; abondamment traduite et illustr\u00e9e elle continue de faire l\u2019objet d\u2019\u00e9ditions pr\u00e9fac\u00e9es\u00a0; elle a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre, au cin\u00e9ma, en bande dessin\u00e9e, des musiciens s\u2019en sont empar\u00e9s. L\u2019intrigue serait simple s\u2019il n\u2019y avait la pr\u00e9sence envahissante de la mer, personnage \u00e0 part enti\u00e8re qui, avec la mort de Yann, aura le dernier mot.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Depuis mai 1883, Loti naviguait sur la corvette cuirass\u00e9e l\u2019<em>Atalante<\/em> depuis laquelle il assista \u00e0 ce que, dans des articles publi\u00e9s par le <em>Figaro<\/em> en 1884, il appela \u00ab\u00a0la folle exp\u00e9dition du Tonkin\u00a0\u00bb. L\u2019un de ces articles fit scandale\u00a0; la publication fut interdite et le Conseil des ministres rappela le lieutenant Viaud en France o\u00f9 il fut pardonn\u00e9. Le soir m\u00eame de son arriv\u00e9e \u00e0 Toulon, apr\u00e8s deux mois de travers\u00e9e, une femme vint le voir pour <em>\u00ab\u00a0[\u2026] une soir\u00e9e d\u2019ivresse troublante et bien inattendue. Elle \u00e9tait venue de Nice, la belle cr\u00e9ature inconnue, tr\u00e8s myst\u00e9rieusement pour me voir. Pour moi qui venais de voir des femmes brunes, des femmes noires, cette femme blanche et blonde avait un charme enivrant.\u00bb. <\/em>Comme elle, des centaines de femmes, envo\u00fbt\u00e9es par ses livres, encore davantage par le magn\u00e9tisme de son regard, sollicitaient un moment d\u2019amour avec lui.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En octobre 1886, Julien Viaud \u00e9pousa Blanche Franc de Ferri\u00e8re, originaire du P\u00e9rigord. Mariage sans amour, pour avoir des enfants\u00a0; elle en eut un seul, Samuel.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En\u00a01891, \u00e0 41 ans, Pierre Loti, port\u00e9 par l\u2019irr\u00e9sistible mar\u00e9e de ceux qui l\u2019admiraient, dont Alphonse Daudet et Marcel Proust, fut \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00c0 deux reprises, entre 1882 et 1898, le lieutenant Viaud commanda le <em>Javelot<\/em>, stationn\u00e9 \u00e0 Hendaye. S\u00e9duit par la vitalit\u00e9 des Basques et voulant une descendance de cette \u00ab\u00a0race\u00a0\u00bb, il ramena \u00e0 Rochefort une jeune femme, Crucita, qui lui donna trois enfants ill\u00e9gitimes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Commandant, de 1903 \u00e0 1905, le <em>Vautour<\/em>, stationnaire de l\u2019ambassade de France \u00e0 Constantinople, Pierre loti fut victime d\u2019une mystification ourdie par trois femmes pour lui faire \u00e9crire un livre sur la situation de la femme en Turquie. Les mystificatrices elles-m\u00eames ont-elles \u00e9t\u00e9 mystifi\u00e9es par l\u2019\u00e9crivain\u00a0? En tous cas, le succ\u00e8s fut imm\u00e9diat,<em> Les\u00a0D\u00e9senchant\u00e9es<\/em> fut imprim\u00e9 \u00e0 plus de 250\u00a0000 exemplaires, le deuxi\u00e8me tirage apr\u00e8s celui de <em>P\u00eacheur d\u2019Islande.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En retraite \u00e0 soixante ans, le 14 janvier 1910, avec le grade de capitaine de vaisseau, Julien Viaud comptait quarante-deux ann\u00e9es de service actif, dont vingt \u00e0 la mer. Reprenant b\u00e9n\u00e9volement du service en 1914, effectuant jusqu\u2019en 1918 diverses missions en \u00c9tat-Major et au front, il fut aussi, en raison de ses relations avec des t\u00eates couronn\u00e9es, charg\u00e9 de missions diplomatiques secr\u00e8tes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Mais le n\u00e9ant fut, de sa prime jeunesse jusqu\u2019\u00e0 sa mort, sa douloureuse hantise. \u00c0 seize ans, l\u2019\u00e9tude d\u2019Auguste Comte, acheva de lui faire perdre, avec la foi, la certitude de retrouver dans l\u2019au-del\u00e0 les \u00eatres chers. Inconsolable, il ne cessa jamais de hurler \u00e0 la mort, il chercha Dieu dans tous les sanctuaires du monde mais ne ressentit partout qu\u2019effroi et vide.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les livres de Pierre Loti enchant\u00e8rent, enchantent encore de nos jours, des millions d\u2019hommes et de femmes par leurs descriptions vives, courtes, \u00e9mues. Une page de lui contient toute la saveur du monde, la lumi\u00e8re, les couleurs, la mer, le ciel, les eaux, la jeunesse des \u00eatres, leur tendresse. Ses\u00a0phrases fixent l\u2019instant, le mouvement, l\u2019insaisissable.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em><strong>page pr\u00e9c\u00e9dente<\/strong> : Pierre LOTI et Jean AICARD, deux amis,\u00a0par Yves NICOLAS<\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yves NICOLAS Conf\u00e9rence du 8 mars 2017 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du temps libre de Sarlat, Dordogne \u00a0Julien Viaud, qui deviendra l\u2019un des \u00e9crivains les plus c\u00e9l\u00e8bres de son temps sous le pseudonyme litt\u00e9raire de Pierre Loti, naquit \u00e0 Rochefort-sur-mer le 14 janvier 1850. Dans sa famille, de religion protestante, l\u2019\u00e9l\u00e9ment f\u00e9minin dominait nettement\u00a0: deux hommes, son [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[64,42],"tags":[95],"class_list":["post-2701","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-documents","category-pierre-loti","tag-publications-pierre-loti"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2701","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2701"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2701\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2709,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2701\/revisions\/2709"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2701"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2701"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2701"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}