{"id":2275,"date":"2016-10-14T14:53:59","date_gmt":"2016-10-14T14:53:59","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=2275"},"modified":"2016-11-06T20:24:55","modified_gmt":"2016-11-06T20:24:55","slug":"une-guerre-au-loin-annam-1883","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=2275","title":{"rendered":"Une guerre au loin &#8211; Annam, 1883"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/logo-Parutions.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-2274 size-full\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/logo-Parutions.gif\" alt=\"logo-parutions\" width=\"148\" height=\"42\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table width=\"100%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/www.parutions.com\/index.php?pid=1&amp;rid=4\">Histoire &amp; Sciences sociales<\/a>\u00a0\u00a0-&gt;\u00a0\u00a0<a href=\"http:\/\/www.parutions.com\/index.php?pid=1&amp;rid=4&amp;srid=7\">P\u00e9riode Contemporaine<\/a><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<table width=\"100%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<table width=\"100%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>\n<table width=\"95%\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"15\"><\/td>\n<td>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><span style=\"color: #000000;\">R\u00e9cit d\u2019Histoire<\/span><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Guerre-loin-Annam-1883.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2273 size-full\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Guerre-loin-Annam-1883.jpg\" alt=\"guerre-loin-annam-1883\" width=\"340\" height=\"340\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Guerre-loin-Annam-1883.jpg 340w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Guerre-loin-Annam-1883-150x150.jpg 150w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/10\/Guerre-loin-Annam-1883-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px\" \/><\/a><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><a href=\"http:\/\/www.parutions.com\/index.php?qid=6243&amp;c=auteur&amp;pid=1\"><strong>Sylvain\u00a0Venayre<\/strong><\/a>\u00a0\u00a0 <span style=\"color: #000000;\"><strong><em>Une guerre au loin &#8211; Annam, 1883<\/em><\/strong><\/span>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Les Belles Lettres<\/strong>\u00a0<strong>2016\u00a0\/<\/strong>\u00a0\u00a0<strong>17,50\u00a0\u20ac<\/strong>\u00a0&#8211;<strong>114.63\u00a0ffr.<\/strong>\u00a0\/\u00a0<strong>164\u00a0pages<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>ISBN :\u00a0978-2-251-44599-1<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>FORMAT :\u00a013,3 cm \u00d7 21,0 cm <\/strong><strong>Sylvain Venayre a collabor\u00e9 \u00e0 <em>Parutions.com<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>P<\/strong><\/span>rofesseur d\u2019histoire contemporaine \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Grenoble-Alpes, historien de la sensibilit\u00e9, sp\u00e9cialiste du voyage (<em>Panorama du voyage<\/em>, 2012), Sylvain Venayre poursuit une \u0153uvre originale. Son dernier livre, <em>Une guerre au loin<\/em>, sous un format assez mince, est un grand livre, une r\u00e9flexion sur l\u2019histoire qui se construit, sur l\u2019histoire qui s\u2019\u00e9crit, sur le sens des mots, le statut du t\u00e9moin, sur ce que l\u2019on peut savoir de ces \u00abguerres au loin\u00bb, r\u00e9alit\u00e9 v\u00e9cue <span style=\"color: #ff0000;\"><strong>par Pierre Loti<\/strong> <\/span>en 1883, mais \u00e9galement r\u00e9alit\u00e9 de ce d\u00e9but de XXIe si\u00e8cle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019\u00e9v\u00e9nement analys\u00e9 est dans une certaine mesure assez anecdotique. Le 20 ao\u00fbt 1883, la marine fran\u00e7aise livre l\u2019assaut aux forts de Hu\u00ea en Annam, et remporte la victoire\u00a0: <em>\u00abLa bataille avait dur\u00e9 moins de quatre heures. Elle avait fait, du c\u00f4t\u00e9 des d\u00e9fenseurs de Hu\u00ea, mille deux cents morts et plus de mille cinq cent bless\u00e9s, dont on ne conna\u00eet pas les noms\u00bb<\/em> (p.48).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Un observateur sur place : Julien Viaud, <a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?cat=50\">officier de marine <\/a>et auteur c\u00e9l\u00e8bre sous le pseudonyme de Pierre Loti, qui assiste aux combats de loin, depuis son navire. Il r\u00e9dige un reportage \u00e0 l\u2019intention du <em>Figaro<\/em>, des articles qui paraissent en septembre, pour les deux premiers non sign\u00e9s\u00a0; puis, habilement, Francis Magnard, le directeur du journal r\u00e9v\u00e8le l\u2019identit\u00e9 de l\u2019auteur que, dit-il, chacun a reconnu, publicit\u00e9 garantie pour le journal, mais d\u00e9sastreuse pour Pierre Loti. Le Minist\u00e8re interdit la parution du troisi\u00e8me article, met le lieutenant de vaisseau Julien Viaud en disponibilit\u00e9, le somme d\u2019abandonner son poste et de rentrer \u00e0 Paris faire amende honorable aupr\u00e8s de sa hi\u00e9rarchie, ce \u00e0 quoi il se plie d\u00e8s qu\u2019il apprend la sanction en d\u00e9cembre 1883.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Une sanction qu\u2019il re\u00e7oit sans la comprendre, tant dans son esprit son reportage ne d\u00e9consid\u00e9rait en rien la marine fran\u00e7aise. Ce qu\u2019on lui reproche\u00a0: avoir mentionn\u00e9 l\u2019incendie de villages, et \u00eatre sorti de son devoir de r\u00e9serve d\u2019officier en poste. Il affirme n\u2019\u00eatre en aucun cas un \u00abindign\u00e9\u00bb, proteste de son amour pour la Marine fran\u00e7aise, proteste de sa bonne foi, fait intervenir ses amis parisiens, dont Juliette Adam. En fait, \u00e0 son retour \u00e0 Paris, l\u2019affaire n\u2019est plus d\u2019actualit\u00e9, et Pierre Loti en est quitte pour un cong\u00e9 de quelques mois \u00e0 Rochefort. Cet incident a \u00e9t\u00e9 ensuite largement oubli\u00e9. Sylvain Venayre, apr\u00e8s avoir d\u00e9couvert une \u00e9dition r\u00e9cente du texte dans la version expurg\u00e9e par une maison d\u2019\u00e9dition tahitienne, \u00e0 des fins de d\u00e9nonciation du colonialisme fran\u00e7ais, s\u2019est interrog\u00e9 sur cet \u00e9pisode, non-\u00e9v\u00e9nement en quelque sorte, et sa signification.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">C\u2019est l\u2019occasion pour l\u2019historien \u00e0 la fois de questionner ces guerres coloniales men\u00e9es au loin par une R\u00e9publique naissante que les r\u00e9publicains venaient de conqu\u00e9rir, les m\u00e9thodes employ\u00e9es, le regard port\u00e9 sur les indig\u00e8nes, mais \u00e9galement de se demander ce que pouvaient en conna\u00eetre les populations fran\u00e7aises. Avec ces articles de Pierre Loti nait le reportage de guerre, promis \u00e0 une belle post\u00e9rit\u00e9. Toutefois Sylvain Venayre va plus loin en s\u2019interrogeant sur l\u2019\u00e9criture du r\u00e9cit de guerre, une \u00e9criture qui a une histoire, est le produit de l\u2019observation d\u2019un \u00e9v\u00e9nement mais s\u2019inscrit aussi dans une g\u00e9n\u00e9alogie dont l\u2019<em>Iliade<\/em> est en Occident l\u2019un des premiers jalons. Cette tradition litt\u00e9raire est enrichie par les \u00e9v\u00e9nements contemporains\u00a0: Sylvain Venayre croise avec subtilit\u00e9 la r\u00e9volte des cipayes en Inde anglaise (1857) et le moment o\u00f9 Flaubert commence \u00e0 penser \u00e0 Salammb\u00f4\u00a0; le r\u00e9cit de la r\u00e9volte des mercenaires d\u2019Hamilcar est un lointain \u00e9cho de cette r\u00e9volte. Flaubert \u00e0 qui Sylvain Venayre adresse au-del\u00e0 des si\u00e8cles un clin d\u2019\u0153il dans sa premi\u00e8re phrase\u00a0: <em>\u00abC\u2019\u00e9tait au temps du Tonkin, quand Beijing s\u2019\u00e9crivait P\u00e9kin (\u2026)\u00bb<\/em>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Tout l\u2019art de ce petit livre tr\u00e8s \u00e9rudit et subtil est de ne jamais faire appara\u00eetre l\u2019\u00e9rudition mais de s\u2019adresser au lecteur en utilisant la premi\u00e8re personne, le\u00a0\u00abje\u00bb qui implique par d\u00e9finition la subjectivit\u00e9 et que souvent pour cette raison bannit l\u2019historien. Histoire r\u00e9cit, r\u00e9cit d\u2019histoire qui pousse Sylvain Venayre \u00e0 porter un regard critique et f\u00e9cond sur le travail de l\u2019historien dans ce qu\u2019il a de plus fondamental et sur la fa\u00e7on de le transmettre au lecteur\u00a0: une m\u00e9thode solide, une \u00e9criture brillante qui emporte l\u2019adh\u00e9sion et cr\u00e9e un v\u00e9ritable plaisir. Convoqu\u00e9, le lecteur ne peut qu\u2019 \u00eatre s\u00e9duit par ce texte construit en courts chapitres qui cr\u00e9ent le suspense et en jouent. Un beau texte qui joue sur divers registres de la r\u00e9flexion et de l\u2019\u00e9criture historique : la collecte des faits, la critique du t\u00e9moignage, la part de la subjectivit\u00e9, la m\u00e9fiance salutaire \u00e0 l\u2019\u00e9gard des clich\u00e9s et des anachronismes, le questionnement sur ce que l\u2019Histoire apporte au contemporain, et en filigrane <a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?cat=52\">une biographie de Pierre Loti<\/a>, dont on pourrait dire qu\u2019il est aujourd\u2019hui un inconnu c\u00e9l\u00e8bre de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Remis dans le cadre des \u00a0\u00bbRendez-vous de l\u2019Histoire\u00a0\u00bb de Blois, le Prix Augustin Thierry r\u00e9compense ce livre original de lecture ais\u00e9e, amusante, ce qui ne surprend gu\u00e8re de la part de l\u2019auteur de <em>Disparu<\/em>&#8230;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>Marie-Paule Caire<\/strong> (<em> Mis en ligne le 14\/10\/2016 )<\/em><\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">LIB\u00c9RATION<\/span><\/strong><\/h4>\n<h4 style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #800080;\">Reporters sur le papier de guerre<\/span><\/strong><\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Par <span style=\"color: #0000ff;\"><a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/auteur\/5960-dominique-kalifa\"><span style=\"color: #0000ff;\">Dominique Kalifa <\/span><\/a><\/span>\u2014 2 novembre 2016 \u00e0 18:51<\/span><\/p>\n<h5 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800080;\">R\u00e9flexion personnelle et originale, le livre de Sylvain Venayre interroge le sens des r\u00e9cits de conflits, \u00e0 partir de\u00a0l\u2019exemple de <span style=\"color: #ff0000;\">Pierre Loti<\/span>.<\/span><\/h5>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le 18\u00a0ao\u00fbt\u00a01883, une escadre fran\u00e7aise command\u00e9e par le contre-amiral Courbet ouvre le feu sur les forts de Hu\u00ea, la capitale de l\u2019empire d\u2019Annam, au centre de l\u2019actuel Vietnam. Le lendemain, l\u2019infanterie de marine emporte les d\u00e9fenses de la ville. La France de Jules Ferry poursuivait sa politique d\u2019expansion coloniale en s\u2019emparant de l\u2019Indochine. Plus d\u2019un\u00a0mois plus tard, en\u00a0octobre, <em>le\u00a0Figaro<\/em> publiait en premi\u00e8re page trois\u00a0articles intitul\u00e9s \u00abAu Tonkin\u00bb, qui relataient par le menu la canonnade, puis l\u2019horreur des combats \u00e0 terre. Une \u00ab<em>grande tuerie<\/em>\u00bb men\u00e9e dans l\u2019all\u00e9gresse et la volupt\u00e9 : on mitrailla facilement gr\u00e2ce au nouveau fusil \u00e0\u00a0r\u00e9p\u00e9tition, on cloua les survivants \u00e0\u00a0la ba\u00efonnette avant de br\u00fbler les villages et d\u2019achever les bless\u00e9s dans un joyeux carnage. Plus de 2 000\u00a0morts au total. Les deux premiers articles, qui rapportaient cela sur un ton assez neutre, \u00e9taient sign\u00e9s \u00abX\u00bb. Mais le dernier faisait mention d\u2019un nom : Pierre Loti. Le romancier, lieutenant de vaisseau de son \u00e9tat, \u00e9tait en effet sur\u00a0<em>l\u2019Atalante<\/em> au moment des combats. Furieux, le ministre de la Marine fit aussit\u00f4t suspendre la s\u00e9rie et rappela Loti, qui fut plac\u00e9 en disponibilit\u00e9 pour manquement au devoir de r\u00e9serve.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Tel est l\u2019\u00e9v\u00e9nement &#8211; \u00ab<em>le cas de M.\u00a0Pierre Loti<\/em>\u00bb, selon l\u2019expression des contemporains &#8211; qui sert de point de d\u00e9part au petit livre de Sylvain Venayre. L\u2019affaire fit grand bruit. Loti s\u2019excusa, il n\u2019avait pas voulu d\u00e9consid\u00e9rer une arme \u00e0 laquelle il appartenait, mais les Anglais et les Allemands s\u2019en servirent pour d\u00e9noncer la barbarie fran\u00e7aise, et c\u2019\u00e9tait l\u00e0 chose grave. L\u2019int\u00e9r\u00eat du r\u00e9cit de Venayre d\u00e9passe cependant largement cet \u00e9pisode oubli\u00e9 : il s\u2019en empare pour questionner la nature et le sens des r\u00e9cits de la guerre lointaine. Qu\u2019est-ce qu\u2019un reportage de guerre, surtout lorsqu\u2019il est confi\u00e9 \u00e0 un romancier, ce qui est alors fr\u00e9quent (Francis Magnard, alors directeur du <em>Figaro<\/em>, avait d\u2019abord sollicit\u00e9 Maupassant) ? Comment la litt\u00e9rature et ses \u00ab<em>proc\u00e9d\u00e9s<\/em>\u00bb &#8211; l\u2019ombre du <em>Salammb\u00f4<\/em> de Flaubert n\u2019est jamais loin et le naturalisme veille en embuscade &#8211; travaillent-ils l\u2019\u00e9criture du \u00ab<em>correspondant<\/em>\u00bb ? Que cherchent les journaux, les auteurs, les lecteurs, dans ce type de r\u00e9cit ? Loti, au vrai, ne d\u00e9non\u00e7a pas grand-chose, et surtout pas les massacres coloniaux, dont il ne se souciait gu\u00e8re. Il publia d\u2019ailleurs quelques ann\u00e9es plus tard dans la<em> Revue de Paris <\/em>une version expurg\u00e9e de tous les passages incrimin\u00e9s. Quant au\u00a0<em>Figaro<\/em>, il d\u00e9p\u00eacha sur place un autre romancier, Paul Bonnetain, qui vanta la grandeur h\u00e9ro\u00efque des marins fran\u00e7ais et la fourberie des Annamites.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Vif, personnel, le livre de Sylvain Venayre est une r\u00e9flexion originale sur ce que repr\u00e9senter veut dire, sur \u00ab<em>la saveur sp\u00e9ciale des choses vues<\/em>\u00bb, sur l\u2019exotisme et l\u2019horreur. S\u2019il n\u2019est pas exempt lui-m\u00eame de quelques proc\u00e9d\u00e9s (litt\u00e9raires), il invite, ce qui est sa grande vertu, \u00e0 se d\u00e9fier des explications et des causalit\u00e9s trop simples pour penser l\u2019histoire comme une succession d\u2019instants, fragiles et incertains. Il\u00a0sugg\u00e8re aussi, ce qui est plus tragique, que les r\u00e9cits de \u00ab<em>nos \u00e9pouvantes<\/em>\u00bb actuelles ne serviront peut-\u00eatre \u00e0 rien.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Dominique Kalifa<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Sylvain Venayre<\/strong> <strong>Une guerre au loin. Annam, 1883<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les Belles Lettres, 170\u00a0pp., 25,50 \u20ac<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000080;\"><strong><em>Cliquez sur \u00ab\u00a0articles pr\u00e9c\u00e9dents\u00a0\u00bb situ\u00e9s tout en bas\u00a0de\u00a0cette page pour consulter toutes les actualit\u00e9s.<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Histoire &amp; Sciences sociales\u00a0\u00a0-&gt;\u00a0\u00a0P\u00e9riode Contemporaine R\u00e9cit d\u2019Histoire Sylvain\u00a0Venayre\u00a0\u00a0 Une guerre au loin &#8211; Annam, 1883&nbsp; Les Belles Lettres\u00a02016\u00a0\/\u00a0\u00a017,50\u00a0\u20ac\u00a0&#8211;114.63\u00a0ffr.\u00a0\/\u00a0164\u00a0pages ISBN :\u00a0978-2-251-44599-1 FORMAT :\u00a013,3 cm \u00d7 21,0 cm Sylvain Venayre a collabor\u00e9 \u00e0 Parutions.com Professeur d\u2019histoire contemporaine \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Grenoble-Alpes, historien de la sensibilit\u00e9, sp\u00e9cialiste du voyage (Panorama du voyage, 2012), Sylvain Venayre poursuit une \u0153uvre [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,27],"tags":[85],"class_list":["post-2275","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actus","category-recentes","tag-actualites-pierre-loti"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2275","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2275"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2275\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2322,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2275\/revisions\/2322"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2275"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2275"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2275"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}