{"id":2098,"date":"2016-07-27T20:16:14","date_gmt":"2016-07-27T20:16:14","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=2098"},"modified":"2016-07-27T20:16:14","modified_gmt":"2016-07-27T20:16:14","slug":"pierre-loti-et-les-islandais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=2098","title":{"rendered":"Pierre Loti et les \u00abIslandais\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2103 size-full\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol.png\" alt=\"photo Paimpol\" width=\"1280\" height=\"580\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol.png 1280w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol-300x135.png 300w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol-1024x464.png 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Par\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a href=\"http:\/\/premium.lefigaro.fr\/livres\/2016\/07\/25\/03005-20160725ARTFIG00243-pierre-loti-et-les-islandais.php#figp-author\"><span style=\"color: #0000ff;\">Thierry Clermont<\/span><\/a>\u00a0 <\/span>Publi\u00e9 le 25\/07\/2016 \u00e0 19h21 LE FIGARO<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>DES \u00c9CRIVAINS ET DES PORTS (2\/6)<\/strong>\u00a0\u2013<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En 1886, l&rsquo;officier de marine publie \u00a0<em><span style=\"color: #ff0000;\"><strong>P\u00eacheur d\u2019Islande<\/strong><\/span>,<\/em> un roman c\u00e9l\u00e9brant le courage de ces marins de Paimpol partis p\u00eacher dans les eaux froides du Nord.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">On arrive \u00e0 la gare en sortant d&rsquo;un tortillard qui prend son temps et met une heure pour rejoindre\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/voyages\/2016\/06\/29\/30003-20160629ARTFIG00099--paimpol-vive-la-maree.php\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\">Paimpo<\/span>l<\/strong><\/span><\/a><\/span>, depuis Guingamp, apr\u00e8s avoir surplomb\u00e9 le bel estuaire du Trieux. Du temps de Loti, il ne fallait pas moins de quatre heures de diligence\u2026 On songe \u00e0 son mot: \u00abC&rsquo;est le bout du monde, ce petit pays\u2026\u00bb C&rsquo;est un bel apr\u00e8s-midi de mai, la lumi\u00e8re est radieuse, douce\u00a0; on jette un \u0153il sur \u00ables coins de ciel floconn\u00e9s\u00bb qu&rsquo;affectionnait Flaubert, autre grand amoureux de la Bretagne. Paimpol : port de plaisance, petite ville des C\u00f4tes-d&rsquo;Armor riche d&rsquo;un peu plus de 7\u00a0000 \u00e2mes, jadis grand port de p\u00eache. Cette cit\u00e9 du pays go\u00eblo doit sa renomm\u00e9e \u00e0 une chanson de Th\u00e9odore Botrel, La Paimpolaise et au roman de l&rsquo;officier de marine Pierre Loti <em>P\u00eacheur d&rsquo;Islande<\/em>, paru en 1886.<\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_2101\" style=\"width: 175px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Loti-civil.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2101\" class=\"wp-image-2101\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/Loti-civil.jpg\" alt=\"Loti civil\" width=\"165\" height=\"267\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2101\" class=\"wp-caption-text\"><span style=\"color: #000000;\">Pierre Loti &#8211; Cr\u00e9dits photo : Rue des Archives\/\u00a9Rue des Archives\/PVDE<\/span><\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">P\u00eacheur d&rsquo;Islande, c&rsquo;est bien s\u00fbr l&rsquo;histoire courageuse de ces marins natifs de Paimpol et de ses environs qui partaient six mois en mer pour p\u00eacher la morue dans les environs de l&rsquo;Islande, mais c&rsquo;est aussi l&rsquo;histoire d&rsquo;amour (tragique) entre le marin Yann et la belle Gaud. Celle-ci vivait place du Martray, \u00e0 cinq minutes \u00e0 pied du bassin du port. Tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment, une demeure de granit datant du XVIe\u00a0si\u00e8cle, avec sa tour en encorbellement et ses meurtri\u00e8res. Loti connaissait bien l&rsquo;endroit. C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque une pension tenue par les s\u0153urs Richard. L&rsquo;\u00e9crivain y descendait r\u00e9guli\u00e8rement, lors de ses s\u00e9jours \u00e0 Paimpol. C&rsquo;est m\u00eame le c\u0153ur du monde paimpolais de Loti. Vous retrouverez facilement le b\u00e2timent: son rez-de-chauss\u00e9e est d\u00e9sormais occup\u00e9 par un salon de coiffure. L&rsquo;auteur de Madame Chrysanth\u00e8me le d\u00e9crit aussi, sous le nom d&rsquo;H\u00f4tel Pendreff, dans un autre roman,\u00a0Mon fr\u00e8re Yves, inspir\u00e9 de la vie de son ami, le quartier-ma\u00eetre Pierre Le Cor: \u00abUne ancienne maison seigneuriale, \u00e0 tourelle et \u00e0 pignon.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Cet h\u00f4tel, il l&rsquo;avait d\u00e9couvert en 1868, \u00e0 18 ans, alors qu&rsquo;il \u00e9tait aspirant, au cours d&rsquo;une escale. Dix ans plus tard, Loti note dans son journal : \u00abNotre chambre est une immense pi\u00e8ce de forme irr\u00e9guli\u00e8re, vo\u00fbt\u00e9e, avec grands bahuts, grandes armoires vermoulues de jadis.\u00bb Quant \u00e0 la place du Martray, elle est ainsi \u00e9voqu\u00e9e dans \u00a0P\u00eacheur d&rsquo;Islande\u00a0: \u00abLa place de Paimpol, presque ferm\u00e9e de tous c\u00f4t\u00e9s par des maisons antiques, devenait de plus en plus triste avec la nuit\u00a0; on n&rsquo;entendait gu\u00e8re de bruit nulle part. Au-dessus des maisons, le vide encore lumineux du ciel semblait se creuser, s&rsquo;\u00e9lever, se s\u00e9parer davantage des choses terrestres.\u00bb Un peu plus loin, il d\u00e9crit ces \u00abvieux toits racontant leur lutte contre les vents d&rsquo;ouest, contre les embruns, les pluies, tout ce que lance la mer\u00bb. Aujourd&rsquo;hui, ces maisons sont encore pr\u00e9sentes. Jusqu&rsquo;\u00e0 cette b\u00e2tisse de granit et de moellon datant de 1581, toujours sur la place du Martray. Les rues qui y aboutissent comptaient de nombreuses auberges o\u00f9 \u00e9taient embauch\u00e9s les marins enivr\u00e9s, de gr\u00e9 ou de force. \u00c0 en juger par les photos de l&rsquo;\u00e9poque, elles n&rsquo;ont que tr\u00e8s peu boug\u00e9. Ou elles ont chang\u00e9 de nom : rue Pierre-Loti, rue des Islandais\u2026 L&rsquo;\u00e9glise, \u00abet ses ex-voto de marins partout accroch\u00e9s \u00e0 la sainte vo\u00fbte\u00bb, n&rsquo;existe plus : elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite. Il n&rsquo;en reste que le clocher.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol-ancienne.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-2102 size-full\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol-ancienne.png\" alt=\"photo Paimpol ancienne\" width=\"805\" height=\"453\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol-ancienne.png 805w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/07\/photo-Paimpol-ancienne-300x168.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 805px) 100vw, 805px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Doux cliquetis inharmoniques<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le po\u00e8te Yvon Le Men me rejoint dans un des nombreux caf\u00e9s qui bordent les deux bassins \u00e0 flot du port de plaisance, sur le quai Morand. Nous avons le choix : Quai-Ouest, Les Chalutiers, L&rsquo;\u00c9poque\u2026 On boit sur la terrasse en \u00e9coutant les doux cliquetis inharmoniques des voiliers, troubl\u00e9s par le cri des go\u00e9lands. Ce Lannionais conna\u00eet Paimpol comme sa poche. Il me conseille de lire un roman oubli\u00e9 et qui avait connu un succ\u00e8s retentissant:\u00a0Le Voyage \u00e0 Paimpol, de Doroth\u00e9e Letessier, paru en 1981, ainsi que\u00a0P\u00e2ques d&rsquo;Islande, d&rsquo;Anatole Le Braz.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Pierre Loti aimait particuli\u00e8rement les environs de la ville, en remontant vers le nord : \u00ab\u00c0 tous les coins de ces chemins, de vieux calvaires \u00e9tendaient leurs bras gris\u00a0; ils portaient des sculptures na\u00efves, retouch\u00e9es bizarrement par les si\u00e8cles.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En route donc, en direction de la pointe de l&rsquo;Arcouest, face \u00e0 l&rsquo;\u00eele de Br\u00e9hat. Nous nous arr\u00eatons devant la chapelle Perros-Hamon, dite \u00abdes Naufrag\u00e9s\u00bb, \u00abtoute vieille et rong\u00e9e de lichen\u00bb, \u00e0 Ploubazlanec, avec ses nombreux ex-voto et ses \u00abm\u00e9moires\u00bb des marins p\u00e9ris en mer. H\u00e9las, elle est ferm\u00e9e. Plus loin, c&rsquo;est la croix des Veuves, \u00e9rig\u00e9e en 1714, qui domine la baie de Paimpol. C&rsquo;est l\u00e0, sur la falaise, que les femmes attendaient le retour de leur p\u00eacheur de mari, comme le fit Gaud. Ensuite, c&rsquo;est Pors-Even, o\u00f9 l&rsquo;auteur de Ramuntcho avait s\u00e9journ\u00e9, la croix de Kergrist, qui appara\u00eet dans Mon fr\u00e8re Yves, l&rsquo;\u00e9glise de K\u00e9rity.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Quelle est l&rsquo;origine de l&rsquo;amour port\u00e9 par Loti \u00e0 Paimpol ? L&rsquo;amour de la mer, certes, et des d\u00e9parts. Pas uniquement. Julien Viaud, de son nom d&rsquo;\u00e9tat civil, \u00e9tait tomb\u00e9 amoureux d&rsquo;une Paimpolaise, fille d&rsquo;Islandais, pr\u00e9nomm\u00e9e C\u00e9lestine. Cette passion sans retour dura quatre ans. Elle lui inspira le personnage de Gaud. Son journal en t\u00e9moigne. Ils se sont vus pour la derni\u00e8re fois sous le porche de la chapelle des Naufrag\u00e9s. C&rsquo;\u00e9tait juste apr\u00e8s la parution de P\u00eacheur d&rsquo;Islande\u2026 D\u00e9j\u00e0, les go\u00e9lettes \u00e0 hunier avaient progressivement chass\u00e9 les brigantins et autres bricks.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\"><strong>\u00abLe Paimpolais est un marin dans l&rsquo;\u00e2me qui n&rsquo;a jamais oubli\u00e9 l&rsquo;aventure des p\u00eacheurs d&rsquo;Islande. La p\u00eache en 2016, c&rsquo;est la continuit\u00e9 des Islandais\u00bb<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Yannick H\u00e9meury<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Yvon m&rsquo;avait recommand\u00e9 de prendre langue avec un de ses amis paimpolais, Yannick H\u00e9meury, 52 ans, entr\u00e9 dans la marine marchande \u00e0 15\u00a0ans comme mousse, p\u00eacheur puis patron p\u00eacheur et enfin expert maritime. Trente-sept ans de mer. Il est \u00e9galement vice-pr\u00e9sident du Comit\u00e9 des p\u00eaches des C\u00f4tes-d&rsquo;Armor. L&rsquo;auteur de \u00ab\u00a0La clef de la chapelle est au caf\u00e9 d&rsquo;en face\u00a0\u00bb m&rsquo;avait pr\u00e9venu: \u00abTu verras, c&rsquo;est un fort en gueule.\u00bb On allait voir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">\u00abAujourd&rsquo;hui, la p\u00eache \u00e0 Paimpol et dans sa r\u00e9gion est essentiellement c\u00f4ti\u00e8re, nous explique Yannick H\u00e9meury. On compte 115 bateaux: chalutiers, coquilliers, caseyeurs\u2026 et environ 300 marins. Ici, c&rsquo;est surtout la coquille Saint-Jacques, l&rsquo;araign\u00e9e de mer, l&rsquo;ormeau, le homard\u2026 \u00c9conomiquement, ce n&rsquo;est pas un secteur tr\u00e8s important, mais culturellement \u00e7a l&rsquo;est! Le Paimpolais est un marin dans l&rsquo;\u00e2me qui n&rsquo;a jamais oubli\u00e9 l&rsquo;aventure des p\u00eacheurs d&rsquo;Islande.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/2016\/07\/02\/01003-20160702ARTFIG00062-l-islande-cette-nation-meconnue.php\"><span style=\"color: #000000;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\">La p\u00eache en 2016<\/span>, <span style=\"color: #0000ff;\">c&rsquo;est la continuit\u00e9 des Islandais<\/span><\/strong><\/span><\/a>.\u00bb Il ajoute, en s&rsquo;enflammant: \u00abN&rsquo;oubliez jamais que Paimpol est une ville bourgeoise et prosp\u00e8re, qui ne conna\u00eet pas le ch\u00f4mage, et qui a m\u00eame un lyc\u00e9e maritime.\u00a0 Je voudrais ajouter quelque chose: ici les p\u00eacheurs sont conscients de leur longue histoire et de leur tradition, mais ne sont pas des pass\u00e9istes. La preuve : ils ont soutenu, contre vents et mar\u00e9es, les projets d&rsquo;implantation d&rsquo;hydroliennes, il y a une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es, et d&rsquo;\u00e9oliennes dans la baie de Saint-Brieuc, r\u00e9cemment.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Paimpol a \u00e9galement un Mus\u00e9e de la mer, moderne et qui a su mettre en valeur son patrimoine maritime. Il a pris place dans une ancienne s\u00e9cherie de morues construite \u00e0 la fin du XIXe\u00a0si\u00e8cle. L&rsquo;espace r\u00e9serv\u00e9 aux Islandais est particuli\u00e8rement riche. On y apprend que quelque 2\u00a0000 marins paimpolais ont p\u00e9ri en mer entre\u00a01852 et\u00a01935. Loti avait \u00e9crit : \u00abLa mer toujours, la grande nourrice et la grande d\u00e9vorante de ces g\u00e9n\u00e9rations vigoureuses, s&rsquo;agitant elle aussi, faisant son bruit, prenant sa part de f\u00eate.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Avec France Bleu Breizh Izel<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00abEt l\u00e0 tout pr\u00e8s, la mer toujours, la grande nourrice et la grande d\u00e9vorante de ces g\u00e9n\u00e9rations vigoureuses, s&rsquo;agitant elle aussi, faisant son bruit, prenant sa part de f\u00eate.\u00bb<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Extrait de\u00a0<em>P\u00eacheur d&rsquo;Islande<\/em><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Cet article est publi\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9dition du Figaro du 26\/07\/2016.\u00a0<span style=\"color: #0000ff;\"><a href=\"http:\/\/kiosque.lefigaro.fr\/le-figaro\/2016-07-26\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Acc\u00e9dez \u00e0 sa version PDF en cliquant ici\u00a0<\/strong><\/span><\/a><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par\u00a0Thierry Clermont\u00a0 Publi\u00e9 le 25\/07\/2016 \u00e0 19h21 LE FIGARO DES \u00c9CRIVAINS ET DES PORTS (2\/6)\u00a0\u2013 En 1886, l&rsquo;officier de marine publie \u00a0P\u00eacheur d\u2019Islande, un roman c\u00e9l\u00e9brant le courage de ces marins de Paimpol partis p\u00eacher dans les eaux froides du Nord. 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