{"id":1715,"date":"2016-03-21T22:14:00","date_gmt":"2016-03-21T22:14:00","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=1715"},"modified":"2016-12-10T19:45:25","modified_gmt":"2016-12-10T19:45:25","slug":"madame-chrysantheme-a-marseille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=1715","title":{"rendered":"Madame Chrysanth\u00e8me \u00e0 Marseille"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\">Par<\/span> <a href=\"http:\/\/www.forumopera.com\/auteurs\/maurice-salles\">Maurice Salles<\/a><span style=\"color: #000000;\"> | mer 23 Mars 2016 |<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En 1891 Pierre Loti est \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise, cons\u00e9cration pour un auteur dont depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es le succ\u00e8s ne cesse de cro\u00eetre. De quoi donner l\u2019envie \u00e0 un musicien ambitieux d\u2019exploiter cette vogue, d\u2019autant que l\u2019\u00e9crivain fait son miel de r\u00e9cits o\u00f9 la description de paysages lointains et de m\u0153urs diff\u00e9rentes nourrit le go\u00fbt du public pour le th\u00e8me de l\u2019exotisme, toujours plus pr\u00e9sent \u00e0 l\u2019op\u00e9ra. Andr\u00e9 Messager choisit donc pour sujet le roman <em>Madame Chrysanth\u00e8me. <\/em>Il en confie l\u2019adaptation \u00e0 un homme d\u2019exp\u00e9rience, Georges Hartmann, qui a collabor\u00e9 \u00e0 <em>H\u00e9rodiade <\/em>et <em>Werther<\/em>, et \u00e0 un po\u00e8te de son \u00e2ge, Alexandre Andr\u00e9, chantre de la Bretagne. Pourtant le succ\u00e8s esp\u00e9r\u00e9 ne sera pas au rendez-vous et l\u2019\u0153uvre quittera rapidement l\u2019affiche pour n\u2019y pas revenir. C\u2019est donc un \u00e9v\u00e9nement que son retour \u00e0 la sc\u00e8ne, \u00e0 l\u2019heureuse initiative de Maurice Xiberras, qui comme il l\u2019avait fait avec <em>Le portrait de Manon<\/em> donn\u00e9 l\u2019an dernier pendant les repr\u00e9sentations de <em>Manon<\/em> propose <em>Madame Chrysanth\u00e8me <\/em>pendant celles de <em>Madama Butterfly<\/em>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019op\u00e9ra d\u2019Andr\u00e9 Messager se pr\u00e9sente en quatre actes, encadr\u00e9s par un prologue et un \u00e9pilogue. La fid\u00e9lit\u00e9 des librettistes est assez \u00e9troite, mais ils ont d\u00fb intervenir pour cr\u00e9er un drame inexistant dans l\u2019\u0153uvre de Loti, car c\u2019est bien l\u00e0 le probl\u00e8me. Chez Puccini, Butterfly, \u00e9l\u00e9ment d\u2019un march\u00e9 conclu en dehors d\u2019elle, s\u2019y engage si absolument que le contrat \u00e0 dur\u00e9e d\u00e9termin\u00e9e devient \u00ab\u00a0\u00e0 la vie \u00e0 la mort\u00a0\u00bb. De m\u00eame Pinkerton est un \u00eatre assez entier pour se livrer sans r\u00e9serve au plaisir de l\u2019ici et du maintenant. Le personnage de Pierre, dans le livre, n\u2019est jamais tout entier pr\u00e9sent, \u00e9loign\u00e9 de l\u2019ici par des souvenirs, un r\u00eave int\u00e9rieur ou simplement des pr\u00e9jug\u00e9s, et \u00e0 aucun moment n\u2019est amoureux de la jeune Japonaise qu\u2019il prend moyennant finances pour \u00ab\u00a0\u00e9pouse temporaire\u00a0\u00bb. S\u2019il \u00e9prouve un trouble d\u2019ordre sentimental c\u2019est envers son ami Yves dont la proximit\u00e9 avec Chrysanth\u00e8me le rend soup\u00e7onneux. Le personnage de l\u2019op\u00e9ra, dont le d\u00e9coupage est assez fid\u00e8le au livre, est \u00e9galement un spectateur plus qu\u2019un acteur. Pour introduire le moteur de la jalousie \u00e0 la sc\u00e8ne, l\u2019exp\u00e9dient imagin\u00e9 par les librettistes est astucieux\u00a0:\u00a0l\u2019entremetteur prox\u00e9n\u00e8te est aussi impresario et sa vedette lui faisant faux bond il demande \u00e0 Chrysanth\u00e8me de la remplacer. Cela \u00e9veille la col\u00e8re de Pierre. Une fois calm\u00e9, il va se montrer amoureux et un duo qui louche vers <em>Tristan et Isolde<\/em> s\u2019ensuivra. Mais cette exaltation sera pour lui sans lendemain et il apprendra sans drame que son d\u00e9part est imminent. Dans l\u2019\u00e9pilogue donn\u00e9 devant le rideau, comme l\u2019avait \u00e9t\u00e9 le prologue, il se montre d\u00e9j\u00e0 d\u00e9tach\u00e9 du lieu et des \u00eatres. \u00c0 Yves qui lui remet une lettre attestant que Chrysanth\u00e8me l\u2019a aim\u00e9 sinc\u00e8rement \u2013 autre invention des librettistes &#8211; il r\u00e9pond \u00e0 peu pr\u00e8s \u00ab\u00a0Ah, les femmes\u2026\u00a0\u00bb et la musique meurt.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">C\u2019est donc la faiblesse dramatique de l\u2019\u0153uvre qui est la cause de son insucc\u00e8s. Avec un h\u00e9ros de passage, qui s\u2019investit \u00e0 minima, une h\u00e9ro\u00efne passive, une cohabitation d\u00e9coulant d\u2019une transaction v\u00e9nale dont la pr\u00e9carit\u00e9 est annonc\u00e9e, et le maintien des bouff\u00e9es nostalgiques \u00e9voquant la Bretagne qui emp\u00eachent un engagement profond dans le pays et dans la relation, aucune action exaltante, aucune p\u00e9rip\u00e9tie, c\u2019est perdu d\u2019avance. Si l\u2019on ajoute les \u00e9pisodes comiques et les sc\u00e8nes de genre, au march\u00e9 et au temple, \u00e0 aucun moment ne se manifestent de lignes de force qui feraient progresser l\u2019\u0153uvre d\u2019\u00e9tape en \u00e9tape vers un d\u00e9nouement. Le contrat se termine comme pr\u00e9vu, sans le moindre effet spectaculaire, et l\u2019\u0153uvre s\u2019ach\u00e8ve comme elle avait commenc\u00e9, sur l\u2019aveu d\u2019une d\u00e9ception qui confirme la crainte initiale.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Et pourtant, c\u2019est un bien grand plaisir que cette <em>Madame Chrysanth\u00e8me <\/em>a donn\u00e9 aux auditeurs rassembl\u00e9s\u00a0! Dans cette \u0153uvre ambitieuse, Andr\u00e9 Messager fait ses gammes en signalant aussi souvent qu\u2019il peut qu\u2019il conna\u00eet ses ma\u00eetres\u00a0: de l\u2019air de t\u00e9nor qui rappelle Faust \u00e0 l\u2019air pour soprano allait\u00e9 chez Massenet, de duos f\u00e9minins cousins de ceux de <em>Lakm\u00e9<\/em> \u00e0 des harmonies \u00e9voquant Lalo et des ch\u0153urs \u00e0 la mani\u00e8re de Saint-Sa\u00ebns, le compositeur connait tout et a tout assimil\u00e9. Evidemment il varie instantan\u00e9ment les rythmes et les couleurs selon que les personnages pensent en Fran\u00e7ais ou sont Japonais, avec une invention qui semble in\u00e9puisable mais sans se priver de rappels qui installent le climat. Ces va-et-vient d\u2019un univers sonore \u00e0 l\u2019autre s\u00e9duisent par la ma\u00eetrise et l\u2019\u00e0-propos avec lesquels ils sont conduits. Ainsi Messager s\u2019amuse-t-il \u00e0 des effets \u00ab\u00a0gigognes\u00a0\u00bb en faisant interpr\u00e9ter \u00e0 Chrysanth\u00e8me et \u00e0 ses amis une romance \u00ab\u00a0bretonnante\u00a0\u00bb o\u00f9 son habilet\u00e9 d\u2019orchestrateur r\u00e9ussit \u00e0 sugg\u00e9rer des vielles inexistantes. Il y a moins convaincant, lorsque Chrysanth\u00e8me chante \u00ab\u00a0comme une Occidentale\u00a0\u00bb dans les duos d\u2019amour avec Pierre, \u00e0 moins de supposer que le conservatoire dont elle a \u00e9t\u00e9 l\u2019\u00e9l\u00e8ve la pr\u00e9parait au r\u00e9pertoire occidental. Mais l\u2019alternance dans l\u2019orchestration entre lyrisme traditionnel et couleurs orientalisantes a quelque chose de fascinant car elle correspond fid\u00e8lement \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit du h\u00e9ros de Loti, nostalgie d\u2019un ailleurs lui-m\u00eame m\u00e9lancolique et attente devant l\u2019inconnu consid\u00e9r\u00e9 comme objet de curiosit\u00e9. Ainsi le ch\u0153ur au temple atteint \u00e0 une grandeur d\u00e9concertante, comme dans le roman. \u00c9videmment cette appr\u00e9hension d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9trang\u00e8re devrait aujourd\u2019hui passer au filtre du politiquement correct et n\u2019y survivrait probablement pas. Mais au-del\u00e0 de l\u2019expression na\u00efve de pr\u00e9jug\u00e9s ind\u00e9fendables reste le charme de leur expression, ce qui rend l\u2019\u0153uvre de Messager encore plus pr\u00e9cieuse en tant que t\u00e9moin de son \u00e9poque.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ce charme nous est, \u00e0 Marseille, directement transmis par une interpr\u00e9tation exemplaire malgr\u00e9, si ce n\u2019est gr\u00e2ce \u00e0, une version de concert. Si l\u2019on restera r\u00e9serv\u00e9 sur la prestation de <strong>Xin Wang<\/strong>, Monsieur Sucre discret et aussi gabier pr\u00e9sent au prologue et \u00e0 l\u2019\u00e9pilogue dont la pri\u00e8re \u00e0 Saint-Yves fixe d\u00e9j\u00e0 des limites \u00e0 l\u2019\u00e9pisode japonais, car la clart\u00e9 de son fran\u00e7ais laisse \u00e0 d\u00e9sirer, on d\u00e9cernera un satisfecit g\u00e9n\u00e9ral au reste du plateau, des seconds aux premiers r\u00f4les. <strong>Virginy Fenu <\/strong>compl\u00e8te gracieusement le trio des compagnes de Chrysanth\u00e8me. <strong>Sandrine Eyglier <\/strong>investit toutes les nuances du r\u00f4le d\u2019Oyouki, la jeune fille qui fantasme sur Yves, l\u2019ami du \u00abmari\u00bb de Chrysanth\u00e8me, et se d\u00e9sole qu\u2019il soit mari\u00e9 et fid\u00e8le, et son duo avec l\u2019h\u00e9ro\u00efne est des plus s\u00e9duisants. <strong>Lucie Roche <\/strong>d\u00e9ploie superbement dans la pri\u00e8re de Madame Prune la profondeur de sa voix de mezzo. <strong>Annick Massis <\/strong>enfin, dans le r\u00f4le-titre, se montre \u00e0 son meilleur. Elle chante avec sa voix sans chercher \u00e0 jouer la jeune fille, et d\u2019embl\u00e9e on est s\u00e9duit par une clart\u00e9 et une impression de naturel qui sont bien celles du personnage. Manifestement l\u2019interpr\u00e8te prend plaisir \u00e0 chanter ce r\u00f4le et elle fait un sort \u00e0 toutes ses nuances, jusque dans ses sorties de sc\u00e8ne\u00a0; si quelques notes graves la trouvent d\u00e9pourvue malgr\u00e9 sa d\u00e9termination, pour le reste la tenue, la ligne et le raffinement restent dignes d\u2019envie. Un seul aigu \u00e9court\u00e9 signale peut-\u00eatre un probl\u00e8me ponctuel mais c\u2019est vraiment secondaire en regard d\u2019une prestation magistrale. Le m\u00eame genre de difficult\u00e9 isol\u00e9e survient pour <strong>Jean-Pierre Furlan<\/strong>, dans ce r\u00f4le hybride d\u2019un personnage qui refuse de s\u2019engager mais pour qui le compositeur a pr\u00e9vu des \u00e9lans dignes de forts t\u00e9nors. Reste que pour l\u2019essentiel il brave comme on l\u2019en sait capable les ascensions prescrites, tout en rendant sensible cette \u00e9trange personnalit\u00e9. Entre sa barbe \u00e0 l\u2019imp\u00e9riale et une \u00e9pingle de cravate bien visible, il \u00e9voque de fa\u00e7on troublante l\u2019image m\u00eame de Loti. Le baryton <strong>Yann Toussaint<\/strong> pr\u00eate sa voix m\u00e2le au matelot bien dans sa peau, pour qui la Bretagne n\u2019est pas un ailleurs vague mais la terre natale et le lieu de ses amours\u00a0et en qui s\u2019allient la masculinit\u00e9, la sensibilit\u00e9 et la fid\u00e9lit\u00e9. Compl\u00e9mentaire du h\u00e9ros il n\u2019est en aucun cas son rival ou son adversaire et ne peut donc constituer avec lui un couple dramatique. <strong>Rodolphe Briand<\/strong>, enfin, nourrit de sa verve le cynique Kangourou, le dynamique entrepreneur prox\u00e9n\u00e8te.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les artistes du ch\u0153ur ne le c\u00e8dent en rien aux solistes pour le c\u0153ur qu\u2019ils mettent \u00e0 interpr\u00e9ter cette nouveaut\u00e9, avec des r\u00e9sultats d\u00e9lectables, au march\u00e9 et au temple en particulier. De la fosse \u00e9mane la m\u00eame impression d\u2019engagement et le m\u00eame plaisir d\u2019\u00e9coute, comme si les musiciens avaient eux aussi eu plaisir \u00e0 d\u00e9couvrir cette musique nouvelle. Leur ex\u00e9cution est un plaisir constant de souplesse et de recherche de musicalit\u00e9. Nul doute qu\u2019ils cherchent \u00e0 \u00eatre au plus pr\u00e8s de la partition. Sans doute le jeune chef qui les dirige n\u2019est pas \u00e9tranger \u00e0 cet engagement. Assistant titulaire \u00e0 l\u2019op\u00e9ra de Marseille depuis 2014, <strong>Victorien Vanoosten<\/strong> a\u00a0reconstitu\u00e9 \u00ab\u00a0musiques, textes et m\u00e9lodrame\u00a0\u00bb, il est donc inutile de dire la passion qu\u2019il met \u00e0 diriger. Cela ne le conduit pourtant que tr\u00e8s rarement et tr\u00e8s bri\u00e8vement \u00e0 soutenir la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de l\u2019orchestre au point de mettre en danger les solistes. Il conserve tr\u00e8s largement ce contr\u00f4le du son qui aide les chanteurs sans d\u00e9naturer l\u2019esprit de la composition. C\u2019est probablement le m\u00eame scrupule qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 renoncer aux \u00e9clats possibles \u00e0 la fin et \u00e0 laisser mourir la musique, conservant \u00e0 l\u2019\u00e9pilogue le caract\u00e8re irr\u00e9solu fid\u00e8le \u00e0 l\u2019esprit du roman. Et c\u2019est justice qu\u2019aux saluts il ait pris sa part des ovations qui ont salu\u00e9 ce concert\u00a0! Y a-t-il eu une captation officielle\u00a0? Parce que les pirates n\u2019ont pas manqu\u00e9. Faudra-t-il leur donner raison\u00a0?<\/span><\/p>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Compositeur\u00a0<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"http:\/\/www.forumopera.com\/compositeur\/messager-andre\"><span style=\"color: #000000;\">Messager, Andr\u00e9<\/span><\/a><\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u0152uvre\u00a0<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"http:\/\/www.forumopera.com\/oeuvre\/madame-chrysantheme\"><span style=\"color: #000000;\">Madame Chrysanth\u00e8me<\/span><\/a><\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Orchestre de l\u2019<a href=\"http:\/\/www.forumopera.com\/orchestre\/opera-de-marseille\"><span style=\"color: #000000;\">Op\u00e9ra de Marseille<\/span><\/a><\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"http:\/\/www.forumopera.com\/saison\/saison-20152016\"><span style=\"color: #000000;\">SAISON 2015\/2016<\/span><\/a><\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Op\u00e9ra en quatre actes, un prologue et un \u00e9pilogue (1893)<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Livret de Georges Hartmann et Alexandre Andr\u00e9 d&rsquo;apr\u00e8s le roman de Pierre Loti<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ch\u0153urs de l&rsquo;Op\u00e9ra de Marseille<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Chef de ch\u0153ur\u00a0: <\/strong>Emmanuel Trenque<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Direction musicale\u00a0: <\/strong>Victorien Vanoosten<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Marseille, Op\u00e9ra municipal, mercredi 23 mars 2016 \u00e0 20 heures<\/span><\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Bandeau-Madame-Chrysnath\u00e8me.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1717 \" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Bandeau-Madame-Chrysnath\u00e8me.png\" alt=\"Bandeau Madame Chrysnath\u00e8me\" width=\"858\" height=\"112\" srcset=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Bandeau-Madame-Chrysnath\u00e8me.png 460w, https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Bandeau-Madame-Chrysnath\u00e8me-300x39.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 858px) 100vw, 858px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Maurice Salles | mer 23 Mars 2016 | En 1891 Pierre Loti est \u00e9lu \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise, cons\u00e9cration pour un auteur dont depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es le succ\u00e8s ne cesse de cro\u00eetre. 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