{"id":10789,"date":"2021-11-14T23:01:06","date_gmt":"2021-11-14T23:01:06","guid":{"rendered":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=10789"},"modified":"2021-11-14T23:01:06","modified_gmt":"2021-11-14T23:01:06","slug":"patrick-deville%e2%80%89-je-trempe-en-permanence-la-planete-dans-le-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/?p=10789","title":{"rendered":"Patrick Deville\u2009: \u00ab\u00a0Je trempe en permanence la plan\u00e8te dans le temps\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Logo-Marianne.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10793\" src=\"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Logo-Marianne.png\" alt=\"Logo Marianne\" width=\"169\" height=\"70\" \/><\/a><\/p>\n<header class=\"article__header\" style=\"color: #000000;\">\n<figure class=\"article__image article__item\">\n<div class=\"responsive-image-wrapper\"><br class=\"Apple-interchange-newline\" \/><span style=\"color: #000000;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"responsive-image\" src=\"https:\/\/resize.marianne.net\/r\/770,462\/img\/var\/LQ6753087C\/568024\/000_SAPA990312303930.jpg\" alt=\"Patrick Deville\u2009: &quot;Je trempe en permanence la plan\u00e8te dans le temps&quot;\" width=\"770\" height=\"462\" \/><\/span><\/div><figcaption class=\"article__caption\" style=\"color: #ffffff;\"><span style=\"color: #000000;\">Le navigateur fran\u00e7ais Alain Gerbault \u00e0 Tahiti , sur son voilier \u00ab\u00a0le Fire Crest\u00a0\u00bb avec lequel il a travers\u00e9 en solitaire<\/span> l&rsquo;Atlantique d&rsquo;Est en Ouest en 1925.<br \/>\nAFP<\/figcaption><\/figure>\n<div class=\"article__wrapper\">\n<div class=\"article__item article__headings\">\n<h4 class=\"article__heading\" style=\"color: #000000;\">Litt\u00e9rature voyage<\/h4>\n<\/div>\n<div class=\"article__item\">\n<address class=\"article__details\" style=\"color: var(--color-grey-slate);\">Par\u00a0<a class=\"link\" style=\"color: #000000;\" href=\"https:\/\/www.marianne.net\/auteur\/philippe-petit\" rel=\"author\"><span class=\"link__decoration\">Philippe Petit<\/span><\/a><\/address>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/header>\n<div class=\"article__wrapper article__content\" style=\"color: #000000;\">\n<h4 class=\"article__headline article__item\" style=\"color: #000000;\">Grand prix de litt\u00e9rature 2021 d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise, l\u2019\u00e9crivain voyageur Patrick Deville a publi\u00e9 en cette rentr\u00e9e un roman polyn\u00e9sien et un livre d\u2019entretien o\u00f9 il s\u2019explique sur son parcours. Impressionnant.<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"article-body js-article-body\">\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Ah\u2009! Le colonialisme, quelle affaire\u2009! Hormis chez quelques nostalgiques de l\u2019Empire, la r\u00e9probation des m\u00e9faits de la colonisation fr\u00f4le l\u2019unanimit\u00e9. Tr\u00e8s bien, mais le probl\u00e8me reste entier.\u00a0Comment l\u2019\u00e9voquer\u2009? Restituer les m\u00e9andres d\u2019un pass\u00e9 qui ne passe pas\u2009? Condamner par principe, ou comme le souhaitait Charles P\u00e9guy, se soustraire de la manie compulsive de juger\u2009? Pas simple. L\u2019\u00e9crivain Patrick Deville, n\u00e9 en 1957, en Loire-Atlantique, a trouv\u00e9 la solution\u2009: ne pas c\u00e9der sur ce que les traces du monde d\u2019hier nous enseignent. Raconter ce qui s\u2019est pass\u00e9, ne rien omettre de ce qui s\u2019est pass\u00e9, se comporter comme un obsessionnel en qu\u00eate de la v\u00e9rit\u00e9 historique, sous toutes ses facettes.<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Il est \u00e0 l\u2019honneur cette rentr\u00e9e, avec deux livres. L\u2019un, sous forme d\u2019entretiens avec Pascaline David, l\u2019une des fondatrices des \u00e9ditions Diagonales,\u00a0<em>Le tapis volant de Patrick Deville,\u00a0<\/em>lequel retrace son parcours d\u2019\u00e9crivain\u2009; l\u2019autre,\u00a0<em>Fenua<\/em>, qui signifie territoire, et nous plonge dans l\u2019histoire coloniale de la Polyn\u00e9sie depuis 1860 \u00e0 nos jours. Avec en prime, l\u2019empreinte laiss\u00e9e par les exp\u00e9ditions des navigateurs Bougainville (1729-1811) et James Cook (1728-1779), le remugle des conqu\u00eates ant\u00e9rieures, les tractations coloniales, sur fond de rivalit\u00e9s entre les Anglais et les Fran\u00e7ais.<\/p>\n<h4 class=\"article-heading article-body__item\" style=\"color: #000000;\">L&rsquo;HISTOIRE AUX ALLURES DE ROMANS D&rsquo;AVENTURES<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Le r\u00e9sultat est impressionnant. Car ce que Deville explore, ce qu\u2019il cherche \u00e0 traduire, il ne l\u2019affirme pas\u2009: il le prouve. Il \u00e9crit des\u00a0<em>\u00ab\u00a0romans sans fiction\u00a0\u00bb.<\/em>\u00a0Des romans historiques qui ont des allures de romans d\u2019aventures. Des romans vrais qui font se recouper des destins improbables. On le dit \u00e9crivain voyageur. Il est plut\u00f4t un \u00e9crivain pour qui l\u2019Histoire est romanesque. Deville, c\u2019est Michelet sur un mode moins romantique, moins lyrique, compl\u00e8tement embarqu\u00e9 dans son projet d\u2019exhaustivit\u00e9.<\/p>\n<div id=\"mariannenet_culture_in\" class=\"layout-grid__banner-top\" style=\"text-align: justify;\">Ce doubl\u00e9 devrait lui apporter de nouveaux lecteurs. Car Deville n\u2019est pas un id\u00e9ologue. C\u2019est un archiviste qui lit tous les livres se rapportant \u00e0 son sujet\u2009; un\u00a0passeur qui s\u2019en va v\u00e9rifier sur place, partout o\u00f9 la malle l\u2019emporte, la pertinence de sa documentation. Si vous avez quelques lacunes sur la Polyn\u00e9sie, vous pouvez foncer. <span style=\"color: #ff0000;\">Depuis la premi\u00e8re photographie de Tahiti prise par le m\u00e9decin Gustave Viaud (1838-1865), le fr\u00e8re a\u00een\u00e9 de <strong>Pierre Loti<\/strong><\/span><strong>,<\/strong> jusqu\u2019\u00e0 la crise sanitaire, en passant par les essais nucl\u00e9aires d\u00e9cid\u00e9s par de Gaulle en janvier\u00a01963\u2009: tout y est.<\/div>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Ils sont tous l\u00e0, voyageurs, aventuriers, r\u00e9volutionnaires, artistes, fuyards de l\u2019Europe fatigu\u00e9e, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s du progr\u00e8s, \u00e9crivains en mal d\u2019exotisme. Nous les connaissons pour la plupart ces \u00ab\u00a0glorieux vagabonds\u00a0\u00bb, ces esth\u00e8tes fascin\u00e9s par \u00ab\u00a0ces peuplades immobiles et r\u00eaveuses\u00a0\u00bb, puisqu\u2019ils se nomment\u2009: Paul Gauguin, Pierre Loti, Jack London, Murnau, Somerset Maugham, Georges Simenon, Romain Gary. Mais il y en a d\u2019autres, tel Alain Gerbault (1893-1941), le premier navigateur \u00e0 traverser l\u2019Atlantique \u00e0 la voile en solitaire, p\u00e9tainiste de la premi\u00e8re heure, qui fuit la Polyn\u00e9sie apr\u00e8s son ralliement \u00e0 la France libre, et mourra d\u2019\u00e9puisement au Timor. Elles pr\u00e9c\u00e8dent, ces figures, l\u2019amiral charg\u00e9 de surveiller les failles sismiques provoqu\u00e9es par l\u2019explosion de la bombe, le baron local\u00a0Gaston Flosse, n\u00e9 en 1931, gaulliste de pacotille, prot\u00e9g\u00e9 puis l\u00e2ch\u00e9 par Jacques Chirac, l\u2019ind\u00e9pendantiste de gauche, Oscar Temaru, n\u00e9 en 1944, sans oublier la reine Pomar\u00e9 IV (1813-1877), figure l\u00e9gendaire, entretenue par l\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais, qui ouvre le bal de cette histoire coloniale, o\u00f9 elle sera r\u00e9duite \u00e0 ne jouer qu\u2019un r\u00f4le de figuration.<\/p>\n<h4 class=\"article-heading article-body__item\" style=\"color: #000000;\">ABRACADABRANTESQUE<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Deville ne les juge pas. Il pallie les cha\u00eenons manquants. Il n\u2019est qu\u2019un mot pour le pr\u00e9senter\u2009: c\u2019est un auteur abracadabrantesque\u2009! Bingo, c\u2019est justement ce qu\u2019il recherche, ce qu\u2019il vise, et qu\u2019il parvient \u00e0 nous transmettre. C\u2019est d\u2019ailleurs le titre g\u00e9n\u00e9rique de \u00ab\u00a0son projet Abracadabra\u00a0\u00bb, commenc\u00e9 avec Pura Vida en 2004.<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Fenua est le huiti\u00e8me de la s\u00e9rie. Il y en aura encore 12. Alors Deville en aura fini avec ses Rougon-Macquart \u00e0 lui. \u00c0 l\u2019instar de Zola ayant fait le tour des classes et milieux sociaux, il aura fait deux fois le tour de la plan\u00e8te en 12\u00a0livres\u2009!\u00a0<em>\u00ab\u00a0Amazonia est le d\u00e9but du deuxi\u00e8me tour dans l\u2019autre sens de l\u2019Atlantique au Pacifique\u00a0\u00bb (\u2026) Fenua le deuxi\u00e8me livre de ce deuxi\u00e8me tour\u00a0\u00bb<\/em>\u00a0pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Et quel tour\u2009! Planqu\u00e9, pas tr\u00e8s loin de Papeete, dans une cabane qui lui sert de camp de base, pour parcourir les archipels \u00e0 son aise, il lit la presse locale, se renseigne sur les circonstances qui ont permis \u00e0 la France en 1842 de faire signer \u00e0 la reine Pomar\u00e9 IV un trait\u00e9 de protectorat\u2009; il ne se contente pas de d\u00e9rouler le fil des \u00e9v\u00e8nements qui ont conduit l\u2019amiral du Petit-Thouars (1793-1864), \u00e0 obtenir cette royale reddition, de rappeler la lutte entre ce dernier et le consul et missionnaire anglais George Pritchard (1796-1883), qui se disputaient Tahiti, il coupe au bon endroit, \u00e9tablit des raccords, fait surgir des superpositions historiques, avec en ligne de mire, cette question qui le taraude\u2009: que savait-il, <strong><span style=\"color: #ff0000;\">Gustave Viaud<\/span><\/strong> en 1860, de toute cette histoire\u2009? Que savait-il l\u2019am\u00e9ricain Hermann Melville (1819-1891), le futur auteur de Moby Dick, qui se trouvait en 1842, incarc\u00e9r\u00e9 dans la prison anglaise de Papeete,\u00a0<em>\u00ab\u00a0pour une tentative de mutinerie \u00e0 bord d\u2019un baleinier en provenance des Marquises\u00a0\u00bb\u2009<\/em>?<\/p>\n<h4 class=\"article-heading article-body__item\" style=\"color: #000000;\">DONNER UN RELIEF AU PASS\u00c9<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Car il y a pire que l\u2019oubli\u2009: c\u2019est l\u2019oubli de l\u2019oubli. Deville est l\u2019\u00e9crivain qui tente de compenser cette p\u00e9nible \u00e9vidence. Il donne au pass\u00e9 un relief \u00e0 couper le souffle. Parfois, il s\u2019\u00e9tonne de ses trouvailles. De ses rapprochements incongrus. Telle la chouette de Hegel, il sait que c\u2019est quand la nuit se fait sur le monde que la litt\u00e9rature prend son envol.\u00a0<em>\u00ab\u00a0Je trempe<\/em>\u00a0dit-il,\u00a0<em>la plan\u00e8te en permanence dans le temps\u00a0\u00bb.\u00a0<\/em>Lui, qui est traduit en de multiples langues, a la modestie de ne pas donner son avis sur l\u2019actualit\u00e9. Ce qu\u2019il met en perspective, il l\u2019offre \u00e0 son lecteur. Son ennemi n\u2019est pas la pens\u00e9e unique, mais le temps unique.\u00a0<em>\u00ab\u00a0Ce que peut la litt\u00e9rature, c\u2019est, en une phrase, en quelques phrases, op\u00e9rer une acc\u00e9l\u00e9ration folle \u00e0 partir d\u2019un m\u00eame endroit\u00bb<\/em>, ajoute-t-il.<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Il ne fait pas concurrence \u00e0 l\u2019\u00e9tat civil, comme Balzac, mais au temps qui passe. Il reconstruit le temps en se repassant le film \u00e0 l\u2019envers. Il installe, assis sur un fauteuil en bois,\u00a0<em>\u00ab\u00a0cette cam\u00e9ra capable d\u2019enregistrer depuis deux si\u00e8cles en acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 les entr\u00e9es des navires comme s\u2019ils avaient franchi \u00e0 la file la passe de Nordhoff\u00a0\u00bb.\u00a0<\/em>\u00c0 l\u2019instar d\u2019un employ\u00e9 de compagnie maritime, il surveille l\u2019entr\u00e9e des voiliers et des paquebots\u2009: le Beagle o\u00f9 voguait Charles Darwin, La Reine Blanche de l\u2019amiral Dupetit-Thouars, <span style=\"color: #ff0000;\">la Flore sur laquelle servait <strong>Julien Viaud<\/strong><\/span>,\u00a0<em>\u00ab\u00a0l\u2019Oc\u00e9anien qui am\u00e8ne Gauguin puis le Marioposa Segalen (\u2026) le Snark de Jack et Charmin London puis les Firecrest d\u2019Alain Gerbault\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\">Et ainsi de suite. Tel un oiseau en apesanteur, c\u2019est ainsi que Deville donne foi \u00e0 ce qu\u2019il appelle son \u00ab\u00a0projet plan\u00e9taire et satellitaire\u00a0\u00bb. En \u00e9cho \u00e0 son r\u00eave d\u2019enfant, o\u00f9 il se voyait sur un tapis volant, parcourir le vaste monde.<\/p>\n<p class=\"article-text article-body__item\" style=\"color: #000000; text-align: justify;\"><strong><em>Le tapis volant de Patrick Deville<\/em>\u00a0\u00c9d. Seuil \/ Diagonales, 190p., 18\u00a0\u20ac.<br \/>\n<em>Fenua<\/em>\u00a0\u00c9d. Seuil, 361p., 20\u00a0\u20ac.<\/strong><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/www.marianne.net\/culture\/litterature\/patrick-deville-je-trempe-en-permanence-la-planete-dans-le-temps\" target=\"_blank\">https:\/\/www.marianne.net\/culture\/litterature\/patrick-deville-je-trempe-en-permanence-la-planete-dans-le-temps<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le navigateur fran\u00e7ais Alain Gerbault \u00e0 Tahiti , sur son voilier \u00ab\u00a0le Fire Crest\u00a0\u00bb avec lequel il a travers\u00e9 en solitaire l&rsquo;Atlantique d&rsquo;Est en Ouest en 1925. AFP Litt\u00e9rature voyage Par\u00a0Philippe Petit Grand prix de litt\u00e9rature 2021 d\u00e9cern\u00e9 par l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise, l\u2019\u00e9crivain voyageur Patrick Deville a publi\u00e9 en cette rentr\u00e9e un roman polyn\u00e9sien et un [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,27],"tags":[85],"class_list":["post-10789","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actus","category-recentes","tag-actualites-pierre-loti"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10789","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10789"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10789\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10794,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10789\/revisions\/10794"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10789"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10789"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dev.pierreloti.eu\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10789"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}